Premier test grandeur nature pour le Dossier Médical Personnalisé

Par 05 juin 2006
Mots-clés : Smart city

Un nouveau cap vient d'être franchi vers la mise en place d'une des mesures emblématiques de la réforme de l'assurance maladie. Le ministère de la Santé a confirmé la généralisation du dossier...

Un nouveau cap vient d'être franchi vers la mise en place d'une des mesures emblématiques de la réforme de l'assurance maladie. Le ministère de la Santé a confirmé la généralisation du dossier médical personnel (DMP) "à partir de la mi-2007" et a enclenché la première étape : des expérimentations sur le terrain. Elles seront menées par six des consortiums sur une base de 30 000 patients.
 
L’idée de départ du DMP est plutôt simple : permettre à chaque assuré social de plus de 16 ans de disposer d’un dossier informatisé, comportant diverses données concernant sa santé : les traitements en cours, des résultats d’examens, d’éventuelles allergies …
 
L’objectif est de permettre à chaque professionnel de santé de disposer d’informations sur ses patients lui évitant de refaire des examens déjà effectués par un confrère, et surtout de lui prescrire des médicaments incompatibles avec un traitement déjà en cours.
 
 "Ces dossiers seront ouverts sur la base du volontariat des patients et des professionnels de santé", a précisé jeudi le groupement d'intérêt public chargé de mettre en place les premiers tests. "1500 professionnels de santé libéraux, 68 établissements de soins publics et privés et 37 réseaux de soins sont impliqués", a-t-il précisé.
 
"Le choix des patients se fera parmi ceux pour lesquels un épisode de soins actifs est en cours afin de pouvoir, pendant toute la durée de l"expérimentation, avoir le maximum de contributeurs et d"échanges autours des dossiers", a expliqué dans un communiqué le D3P, consortium qui conduit l'expérimentation en région Rhônes-Alpes.
 
Le test devrait permettre de dresser les premières conclusions sur l'un des points d'inquiétude des associations de malades : la sécurité et la confidentialité des données. Aussi, pour assurer la confidentialité des données contenues dans le DMP, des garde-fous ont été mis en place. Le patient pourra, par exemple, choisir les professionnels de santé autorisés à consulter et à alimenter leur dossier.
 
Reste qu'il manquera toutefois un élément essentiel à ces expérimentations, puisque la carte Vitale 2 n'est pas encore fabriquée. Par rapport aux anciennes cartes, celles-ci comporteront des éléments d'identité de son propriétaire, dont une photographie. Elles serviront également de clé d'accès au dossier médical personnel.
 
Gemalto (nouvelle entité née de la fusion de Gemplus et d'Axalto) a été sélectionné pour fabriquer ces futures cartes de santé électroniques. Le contrat que vient de signer Gemalto porte sur une durée initiale de deux ans et engage le fabricant de puces électroniques à fournir un minimum de 8 millions de cartes Vitale de nouvelle génération.
 

 
(Atelier groupe BNP Paribas- 05/06/2006)

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