La première évaluation mondiale du piratage sur les nouveaux médias va

Par 29 octobre 1997

prochainement être lancée par la SCPP. Devant démarrer avant la fin de l'année, cette étude devrait mesurer dans quelle proportion transite des copies partielles ou intégrales, non autorisées, d'oeu...

prochainement être lancée par la SCPP. Devant démarrer avant la fin de
l'année, cette étude devrait mesurer dans quelle proportion transite des
copies partielles ou intégrales, non autorisées, d'oeuvres musicales, via
Internet, sur les CD-ROM et sur les disques durs. La SCPP se retournera
alors vers les opérateurs pour collecter un pourcentage forfaitaire en
fonction de l'utilisation faite par ces nouveaux médias pour détourner la
propriété industrielle et artistique. Selon une étude de la Sofres
réalisée en 1991, 95 % des cassettes vierges sonores étaient utilisées
pour copier des oeuvres musicales. Forte de cette constatation, la SCPP a
pu, en se référant à la loi sur "la rémunération pour copie privée"
percevoir un pourcentage sur les fabricants ou importateurs de supports
vierges audio ou vidéo. Si l'on en croit le directeur général de la SCPP,
Marc Guez, la copie de titres entiers via Internet est surtout visible aux
Etats-Unis "très souvent des étudiants font cela à partir de leur site
universitaire". De plus, pour réaliser une copie, un décodeur numérique,
dont la norme de lecture MPEG-Layer-3 est télécharcheable sur Internet
pour 20 dollars, est indispensable. Cependant, 20 minutes sont nécessaires
pour télécharger 30 secondes de musique sur le réseau téléphonique
classique, ce qui limite le danger de clonage à grande échelle. En 1996,
le piratage musical a coûté 226 millions de F aux producteurs.
L'estimation mondiale des copies pirates s'élève par an à un milliard
d'unités. La SCPP, pour cette raison, a édité un guide de la piraterie à
l'usage des magistrats, officiers de police judiciaire et douaniers (voir
la revue de presse du 22/10). Grâce à l'étude à venir sur Internet, on
pourra déterminer s'il convient de compléter la liste des systèmes déjà
existants en piraterie musicale.
(La Tribune - 29/10/1997)

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