Les premiers chèques électroniques ont été émis aux Etats-Unis.

Par 25 novembre 1998

Stimulé par une loi votée en 1996 obligeant l’administration américaine à ne plus procéder que par paiements électroniques au 31 décembre 1999, l’Etat américain a lancé depuis plusieurs mois une exp...

Stimulé par une loi votée en 1996 obligeant l’administration américaine à
ne plus procéder que par paiements électroniques au 31 décembre 1999,
l’Etat américain a lancé depuis plusieurs mois une expérience de chèques
électroniques.
L’an passé, plus de 47 milliards de chèques ont été mis aux Etats-Unis par
les entreprises et les particuliers.
La BankBoston et la NationsBank sont les premiers établissements bancaires
à supporter l’expérience en cours. Les logiciels permettant de traiter ces
e-checks ont été développés par IBM et Sun Microsystems.
Une agence gouvernementale ou un ministère envoie un chèque électronique à
son fournisseur. Celui-ci l’endosse par signature électronique et le
renvoie ensuite à sa banque toujours sous forme dématérialisée. Le système
est aujourd’hui surtout utilisé par le ministère de la Défense américain
et le Pentagone. Grâce au logiciel développé et contrairement aux autres
formes de paiements électroniques, ce système permet d’identifier
immédiatement à quelle commande le paiement doit être associé. Un des
responsables de l’expérience chèques électroniques à la BankBoston, Franck
Jaffe, assure “nous devrions arriver à un produit commercial au début de
la prochaine décennie”.
Prochainement, la Chase Manhattan Bank, Citicorp et la Bank America
pourraient participer à d’autres expériences de ce genre.
Une campagne de sensibilisation a été lancée par la banque de Boston
auprès de ses clients pour qu’ils utilisent le système à partir de leur
micro-ordinateur et du logiciel de banque à domicile déjà mis à leur
disposition “nous pensons que le chèque électronique est le moyen de
paiement le plus sécurisé possible pour le grand public”.
Pour les banques, le procédé de chèque électronique pourrait être plus
simple à normaliser et moins coûteux à gérer que les paiements
électroniques. Non seulement de nombreux systèmes de e-paiements sont déjà
en concurrence, mais de plus ils impliquent la présence d’un prestataire
intermédiaire qui “compense” les paiements entre acheteurs et vendeurs.
(Les Echos 25/11/1998)

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