Près de 50 nouveaux opérateurs sont prêts à affronter France Télécom.

Par 01 juillet 1998

Six mois après l’ouverture du marché du téléphone à la concurrence, près d’une quinzaine d’opérateurs sont déjà agréés et ont commencé à mettre en place leur infrastructure. Ayant baissé considérab...

Six mois après l’ouverture du marché du téléphone à la concurrence, près
d’une quinzaine d’opérateurs sont déjà agréés et ont commencé à mettre en
place leur infrastructure. Ayant baissé considérablement ses tarifs l’an
passé, France Télécom ne souffre pas pour l’instant de cette concurrence.
Comme le reconnaît un analyste, Didier Pouillot “ce n’est pas vraiment
une surprise, cela s’est passé ainsi dans tous les pays qui se sont
ouverts à la concurrence. L’opérateur dominant, que ce soit en
Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis, n’a jamais perdu d’un coup 20 % du
marché. Il y a une grande inertie dans les télécoms et la bataille se joue
sur le long terme”.
Néanmoins, même si elle est encore peu présente, la concurrence est déjà
là. Depuis le début de l’année, près de 50 candidats au total ont déposé
une demande de licence d’opérateur téléphonique auprès de l’ART, visant
pour la plupart la clientèle des entreprises “ce seul marché représente
près de 40 milliards de F par an”. Toutefois, pour l’instant les
entreprises n’ont pas encore basculé massivement et mettent à l’épreuve
les nouveaux venus en ne leur confiant que des “miettes” de leurs
besoins en télécoms. Rares sont les PME-PMI à avoir fait preuve
d’infidélité à l’égard de France Télécom.
Bien que les consommateurs doivent apprendre à se familiariser avec de
nouveaux noms, peu de nouveaux services sont déjà disponibles.
Pour l’heure, ayant obtenu leurs licences, les opérateurs déploient leur
infrastructure, négocient avec France Télécom leurs contrats
d’interconnexion, mais ne se précipitent pas, étant tous à la recherche de
rentabilité. Leur notoriété ne pouvant que s’accroître sur un marché en
forte croissance, ils devraient rapidement pouvoir gagner quelques parts
de marché à un France Télécom toujours impérial pour l’instant.
(Les Echos 01/07/1998)

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