La préservation de l'héritage culturel belge dépend de la 3D

Par 12 décembre 2007

Les clichés d'un artéfact archéologique peuvent être convertis en une image numérique fidèle et en 3D de l'objet en question. Le système permettra aux chercheurs de continuer à étudier virtuellement des oeuvres souvent en mauvais état.

 

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Les archéologues pourront désormais étudier les pièces qui les intéressent sur leur ordinateur. Ce, grâce à un logiciel de reconstruction des images en trois dimensions, ARC 3D Webservice. Celui-ci est développé par l'université catholique de Louvain (Belgique) dans le cadre de son projet de bibliothèque numérique européenne. Il utilise les photos prises d'un objet pour reconstituer numériquement celui-ci. Ainsi, il permet aux chercheurs de travailler sur l'image numérique en 3D d'un artéfact sans se déplacer ni risquer d'abîmer l'original, souvent en mauvais état. Selon Luc Van Gool, qui s'occupe du projet, le système permettra également aux universitaires qui le souhaitent de réaliser des modèles très simplement et à un prix très compétitif.
 
Convertir des photos en image numérique 3D
En effet, ces derniers pourront télécharger les photographies qu'ils auront prises vers un serveur où le logiciel développé par l'université les convertira en image tridimensionnelle. Une image envoyée ensuite à ses commanditaires sous trois heures. Pour le moment, l'équipe travaille au développement de l'image numérique d'une plaque cunéiforme datée du quatrième siècle avant Jésus Christ. Selon elle, plus de 260 clichés devraient être pris de l'objet pour pouvoir le reconstituer numériquement.
Un scanner robotique pour tourner les pages
En ce qui concerne son projet de bibliothèque numérique, l'université utilise de manière plus classique un scanner robotique développé par la société Quidenus Technologies, capable de tourner seul les pages d'un ouvrage même abîmé. Autre avantage : il peut numériser près de deux mille pages par heure. Cette initiative de préservation et de transmission du patrimoine culturel par la numérisation fait partie du réseau européen EPOCH (Excellence in Processing Open Cultural Heritage) qui, dans la même veine, développe de nouvelles techniques pour conserver ouvrages et artéfacts parfois en décomposition tout en les laissant accessibles aux chercheurs.
Mathilde Cristiani
 

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