La prévention des comportements à risque passe par les réseaux sociaux

Par 05 janvier 2009

Les adolescents faisant référence au sexe, à la drogue ou à l'alcool sur leurs profils étant nombreux, les sites communautaires sont un lieu privilégié pour identifier les populations à risque et les informer.

Les sites tels que Facebook et MySpace regorgent de pages personnelles dont les jeunes se servent pour faire étalage de soirées trop arrosées ou parler de pratiques sexuelles dangereuses. Autant donc se servir de ces sites comme de moyens de cibler au mieux les jeunes pouvant avoir des comportements à risques et les informer des conséquences néfastes que ceux-ci peuvent avoir. Telles sont les conclusions à tirer de la lecture de deux articles parus dans les Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine. Le premier remarque que plus d'un adolescent sur deux dont le profil est publié sur un réseau social y fait référence à des pratiques à risques. Le second explique que l'envoi à ces adolescents d'un simple message rédigé par un médecin suffit à faire baisser une telle proportion.
Croyances religieuses et activités sportives
Conscients du fait que les réseaux sociaux jouent un rôle important dans la vie sociale d'un nombre croissant d'adolescents, des chercheurs des universités de Washington et de Seattle ont examiné cinq cents pages personnelles MySpace ouvertes au public. Résultats : plus de 40 % d'entre elles dénotaient un intérêt pour des substances illicites, voire leur consommation avérée. Un chiffre à peu près égal faisait mention d'alcool. Environ une page sur cinq faisait référence à des pratiques sexuelles. 15 % de ces profils pouvaient par ailleurs être relié à des comportements violents. Autre enseignement, peut-être moins surprenant : les adolescents se déclarant croyants ou pratiquants au moins une activité sportive faisaient moins état de tels comportements "déviants".
Mails envoyés par des médecins
D'où ces conclusions du second article : les autorités sanitaires et les associations doivent faire de la veille sur les plates-formes communautaires pour identifier ceux parmi les jeunes susceptibles de mettre leur vie en péril à cause de telles pratiques. Et y faire de la prévention. Une expérience a été menée qui aurait déjà prouvé ses bienfaits. Environ deux cents profils faisant plus de trois références à de la drogue, de l'alcool etc. ont reçu un mail d'information d'un médecin les prévenant que leurs profils contenaient des informations sensibles. Trois mois plus tard, près de la moitié de ces profils avaient effacé les références compromettantes. "Ce sont autant de personnes qui seront moins exposées à des dealers, des délinquants sexuels ou tout simplement qui auront moins de mal à trouver un emploi", explique l'un des auteurs de l'étude. Reste à développer d'autres moyens de faire de la prévention en 2.0.

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