La prévision du coût total de possession, nécessaire dans le cloud ?

Par 08 novembre 2013
cost of cloud

S'il est communément admis que le cloud computing permettrait de déployer plus facilement et à moindre coût, encore faudrait-il pourvoir apprécier les économies réalisées si toutefois il y en a.

Afin de pouvoir aiguiller les managers dans les bonnes pratiques à adopter par rapport au cloud, l’institut de recherches Saugatuck Technology a privilégié l’approche du coût total de possession (ou TCO) pour hiérarchiser les types de projets pouvant être raisonnablement mis en place par l’apport d’une solution issue du cloud computing. En effet, les dirigeants et gestionnaires ont tendance à considérer le Cloud comme une ressource à faible coût  et ainsi à transférer des tâches assez facilement vers le nuage.  Or, la mise en place d’une solution de cloud computing n’est pas à prendre à la légère et nécessite un examen approfondi avant son implémentation. 

Une optique de gestion de projet à mettre en place

L’étude révèle ainsi que la comparaison empirique des coûts face aux prévisions permet d’affiner l’approche à adopter par rapport au cloud. En effet, certains coûts seraient difficiles à prévoir avant l’utilisation, comme par exemple les frais de traitement des fichiers ou la transmission des données vers ou à partir du cloud. Aussi l’institut de recherche conseille de bien identifier ce qui peut se référer à un cloud public plus abordable, et ce qui doit faire l’objet d’un traitement privé. De même, il conviendrait de demander de remises potentielles en volume relatives au traitement des données ainsi que de faire attention à la tarification “en escalier”. Celle-ci entraine souvent le client à acheter plus de ressources que nécessaire du fait de services prédéfinis. Chaque silo de tâches doit ainsi être analysé avant d’envisager une migration vers le cloud pour éviter une facture qui pourrait s’avérer salée.

Des économies drastiques sur des postes à faibles charges de travail

Selon l’étude, les solutions issues du Cloud computing pourraient offrir jusqu’à 70%  d’économies sur l’exécution de tâches à faible valeur ajoutée mais n’engendreraient actuellement qu’au maximum 20% de réduction de coûts sur des travaux plus aboutis.  Et la réalité des économies s’avère en vérité très disparate selon les caractéristiques des tâches en question. Ainsi, il convient d’analyser les caractéristiques relatives à la charge de travail comme la taille des ressources de calcul nécessaires ou le fait qu’une partie ou la totalité de la charge de travail peut s'intégrer dans une infrastructure de cloud public ou bien privé. Enfin, des caractéristiques opérationnelles sont également à prendre en compte comme l’utilisation moyenne des ressources d’infrastructure (une fréquence d’utilisation élevée entrainant des frais élevés sur un cloud) ou la nécessité d’acquérir des systèmes fonctionnels en option.

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