Le prix bas est l'avenir de l'opérateur

Par 19 octobre 2007
Mots-clés : Smart city

Les offres triple ou quadruple play des opérateurs, censées attirer et fidéliser leur clientèle, ne sont pas adaptées aux attentes des consommateurs. Ceux-ci privilégient prioritairement la tarification.

Les professionnels des télécommunications se trompent de stratégie pour fidéliser leurs clients, annonce KPMG. En effet, un grand nombre estiment que les offres multimédias type triple-play suffisent en soit à attirer et conserver les abonnés. Or pour plus de la moitié des personnes interrogées par le cabinet de conseil (*), le critère de choix et de fidélité le plus important est désormais le prix des services. Et non pas l'abondance de fonctions. Les trois quarts des abonnés ayant souscrit à une offre combinée annoncent d'ailleurs l'avoir fait pour profiter du prix attractif de cette dernière. Seuls 15% d'entre eux sont attachés à une offre en particulier et ne pas souhaiter en changer. "L'implication du facteur prix au sein des offres de services convergents est préoccupante pour les fournisseurs de services", explique Carl Geppert, partenaire et responsable du secteur Industrie US chez KPMG's Communications and Media Practice.
La politique du prix prime
"Elle remet en cause l'ensemble des stratégies déployées par les professionnels pour attirer les clients : le triple-play et le quadruple-play. Les fournisseurs se diversifient pour maximiser le confort de leurs clients, et ceux-ci ne sont pas réceptifs", ajoute-t-il. Autre facteur que les opérateurs doivent considérer pour mener une stratégie efficace de fidélisation : selon l'étude, les consommateurs ne souhaitent globalement pas débourser plus pour bénéficier de services multimédias comme la messagerie instantanée, Internet ou encore les actualités sur leur mobile. Ainsi, à la question : "changerez-vous vos habitudes si le coût d'un des services que vous utilisez augmente ou passe en mode payant ?", près des trois quarts des abonné annoncent préférer ne plus utiliser le service - excepté ceux proposant des jeux-  plutôt que payer davantage.
De nouveaux marchés en perspective
A noter cependant : ces intentions diffèrent selon les pays et les usages du mobile qu'ont les habitants. Les Asiatiques seraient ainsi plus de 30 % à accepter de s'acquitter d'une somme supplémentaire pour profiter de jeux et de services multimédias, contre à peine un dixième des nord-Américains. "Les appareils de communication sont toujours plus multimédias", souligne Carl Geppert. Enfin, même si les personnes interrogées annoncent utiliser leur téléphone principalement pour des fonctions basiques (appel, SMS), certains marchés devraient prendre peu à peu leur essor, comme celui des portables aux fonctions musicales et des appels sur IP. Aux fournisseurs de savoir saisir ces opportunités.

(*) Soit 4 400 personnes interrogées dans seize pays.
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