Des processeurs optiques définiront les communications de demain

Par 05 novembre 2007
Mots-clés : Smart city

Un concept de processeurs optiques capables de s'adapter à différentes longueurs d'ondes lumineuses et d'influer sur celles-ci pourrait révolutionner les communications via fibre optique.

La lumière sera prochainement au cœur de nos appareils de telecommunication. C'est en tout cas la vision d'un groupe de recherche du MIT qui s'applique à définir des concepts qui permettront de développer un nouveau genre de microprocesseurs optiques. Dans ce cadre, l'équipe de chercheurs avance une nouvelle théorie expliquant le fonctionnement d'un processeur "intelligent" capable de s'adapter à différentes longueurs d'ondes de lumière. Un concept qui pourrait être à l'origine de nouvelles fonctions dans les domaines des télécommunications et de la spectroscopie.
Ajuster l'influx de lumière
"Des milliers de fonctions complexes pourraient naître de cette idée", a déclaré Peter Rakich, post-doctorant associé au MIT. Un processeur de ce type serait constitué de minuscules machines dotées de parties mobiles, elles-mêmes alimentées et contrôlées par la lumière qu'elles seraient amenées à manipuler, explique-t-il. Un procédé optomécanique n'induisant aucun courant électrique, et qui permettrait par exemple d'ajuster la largeur de bande passante allouée à un réseau de fibre optique. "L'idée que des appareils optomécaniques nanométriques puisse être capables de s'adapter à tous types de contrôles optiques en alignant leur résonance sur une fréquence optique, et en permettant des réglages via la lumière, est nouveau et excitant", a déclaré Erich Ippen, ingénieur associé au projet.
Des machines nanométriques au service de l'optique
A l'échelle microscopique, les variations de lumière peuvent sous certaines conditions générer une force appelée pression de radiation, une énergie dont il est possible de tirer parti. Pour se faire, le groupe de recherche propose la conception de minuscules dispositifs comprenant un processeur doté de cavités en forme d'anneaux de moins d'un millionième de mètre. En exerçant une "pression" suffisante sur ces cavités, celles-ci seraient capables de se déplacer et permettraient donc à ces micromachines optiques d'ajuster leur configuration en fonction du rayonnement lumineux, ce, sur un mode pouvant être prédéfini. "Notre objectif est désormais de développer une série de nanomachines alimentées par la lumière et dotées des propriétés uniques de cette technologie", a déclaré Milos Popovic co-inventeur du concept.

L’Atelier groupe BNP Paribas

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas