Le prochain grand objectif des fournisseurs d'accès est l'Internet à haut débit.

Par 30 mars 1999

Pour développer une infrastructure mondiale de réseau capable de supporter d'ici à dix ans plus de un milliard d'abonnés à Internet et leur garantir des vitesses de connexion sans commune mesure a...

Pour développer une infrastructure mondiale de réseau capable de supporter
d'ici à dix ans plus de un milliard d'abonnés à Internet et leur garantir
des vitesses de connexion sans commune mesure avec les débits actuels, les
projets se multiplient aux Etats-Unis. Auteur de l'étude "Hauts débits
dans les foyers" pour Forrester Research, Christopher Mines assure "une
fois que les utilisateurs ont goûté à la grande vitesse sur le Net, ils ne
peuvent plus s'en passer". Selon cette société d'études, 16 millions de
foyers, uniquement aux Etats-Unis, seront connectés au réseau Internet
avec un accès rapide dès 2002.
De plus, selon une étude du Yankee Group, près de la moitié des
utilisateurs américains seraient prêts à payer entre deux et trois fois
plus cher un abonnement à Internet si ce dernier leur offrait la grande
vitesse.
Un nouveau réseau baptisé "Internet 2", dont une première portion a été
inaugurée en début de mois, autorise des vitesses de connexions 40 000
fois plus rapides que celles offertes par les modems classiques à 56
Kbits/s sur des lignes téléphoniques analogiques. Bien que ce réseau sera
réservé aux établissements publics, les industriels américains participent
toutefois à sa mise en oeuvre, de façon "désintéressée". Les
infrastructures hardware sont fournis par Cisco, tandis que l'opérateur
Qwest Communications a posé les premiers 15 000 km de fibre optique. Les
ordinateurs d'IBM administreront le trafic.
De nombreux autres acteurs, comme les opérateurs de longue distance
américains (ATT, Sprint, MCI), européens et asiatiques ainsi que de
nouveaux venus comme Oxygen préparent le paysage de la grande vitesse sur
Internet.

Oxygen entend ainsi déployer 160 000 km de fibre optique à la surface de
la Terre et sous les océans et ouvrir ce réseau commercialement d'ici à
quatre ans. Financée aussi bien par des équipementiers que par des
opérateurs, la partie transatlantique devrait être inaugurée avant la fin
de l'année.
Offrant des vitesses de connexions 5 millions de fois plus rapides que
celles proposées aujourd'hui, Oxygen devrait coûter au total 10 milliards
de dollars (9,3 milliards d'euros). Oxygen a l'intention de louer l'accès
à son service via un abonnement à prix fixe, indépendant du temps passé en
connexions et des distances.
(Les Echos - 30/03/1999)

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