Les professionnels européens de la high-tech se portent au mieux

Par 15 mai 2008
Mots-clés : Smart city, Europe

Jeunes, cultivés, femmes, citadins : les actifs des nouvelles technologies ont plus ou moins le même profil en Europe. Et témoignent du dynamisme du secteur.

L'évolution des ressources humaines en sciences et technologies (RHST) est un indicateur du développement du secteur high-tech. Le rapport Eurostat, "Highly educated persons in science and technology occupations" fait justement l'état des lieux de ces effectifs en Europe. L'étude s'intéresse particulièrement au noyau dur de cette catégorie d'actifs : les RHSTC (*). Ces recrues répondent à deux critères : elles ont réalisé des études supérieures en sciences et technologie et sont en plus actuellement employés dans ce secteur. Contrairement aux RHST qui ne remplissent qu'une seule de ces conditions. En 2006 les RHSTC représentent dans l'UE plus d'un tiers des ressources humaines dans les domaines high-tech. En France, les chiffres montent à plus de la moitié dans la région île de France, contre seulement  27 % dans l'est du pays. Ce qui illustre l'une des particularités de ces actifs, souvent concentrés dans les capitales.
La high-tech se conjugue au féminin
Parmi les vingt-cinq régions comprenant le plus de RHSTC, outre Paris, on compte Bruxelles, Oslo ou encore Londres. Autre spécificité du secteur high-tech : la parité. Les femmes représentent en effet une proportion importante des effectifs. C'est aussi dans les capitales que l'on enregistre le plus de recrues féminines : elles y comptent pour près de la moitié des ressources humaines en sciences et technologie. En 2006 six régions européennes enregistraient une proportion de femmes d'au moins 60 % sur la totalité de leurs effectifs high-tech. Ce qui était le cas dans les pays baltiques, parmi lesquels l'Estonie détient la plus grande proportion de femmes, près des deux tiers de ses RHSTC. A noter : l'étude relève des disparités au sein même des pays. Ainsi en Allemagne, certaines régions ont 55 % de femmes parmi leurs recrues en sciences et technologies, alors que d'autres passent difficilement la barre des 30 %.
Une forte proportion de jeunes
La Turquie, candidate à l'entrée dans l'UE, enregistre le plus mauvais score, en atteignant à peine 40 % de femmes. L'étude s'intéresse par ailleurs à la présence des 25-34 ans parmi les RHSTC. La plus forte proportion de jeunes se trouve à Malte où les chiffres atteignent presque la moitié des effectifs, et en Pologne avec près de 45 %. Ces données varient cependant de façon significative en fonction des pays observés, et au sein même de ces pays. Ainsi, en Grande Bretagne, on compte une différence de quinze points entre la région enregistrant le plus grand nombre de jeunes recrues et celle qui en détient le moins. Un cas particulier en Europe, puisque en règle général cet écart dépasse rarement les cinq points.
(*)Core of Human Ressources in Science and Technology

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