Les projets alternatifs : plusieurs existent déjà… (suite)

Par 16 juin 2005

L’Université d’Ottawa participe à un important projet de numérisation de livres rares en partenariat avec l'University of Toronto. D’ici environ trois mois, toute personne ayant accès à Internet...

L'université d'Ottawa en partenariat avec l'université de Toronto : numériser les livres rares !
L'Université d'Ottawa participe à un important projet de numérisation de livres rares en partenariat avec l'University of Toronto. D'ici environ trois mois, toute personne ayant accès à Internet pourra, en passant par le site Web du Réseau de bibliothèques www.biblio.uottawa.ca ou par le site www.archive.org , avoir accès à une panoplie de livres rares, certains vieux de plus de 500 ans.
"Cette initiative favorisera grandement l'accès à ces sources documentaires", affirme M. Tony Horava, coordonnateur des collections aux bibliothèques au site spécialisé : www.bibliorare.com
Selon lui, « la création d'un centre d'archives virtuel , accessible à tous, permettra de réduire plusieurs contraintes physiques qui empêchent parfois les gens de venir consulter sur place les documents d'archives. Les quelques 500 livres rares envoyés pour fin de numérisation seront non seulement disponibles 24 heures sur 24 sur Internet, mais ils pourront également être imprimés en totalité et gratuitement par tous les utilisateurs ».
L'appareil qu'utilise la University of Toronto pour numériser les livres rares qu'elle reçoit est le seul du genre au Canada et on n'en compte que quelques-uns dans le monde entier. M. Horava croit donc qu'emboîter le pas avec les autres universités internationales participantes — dix en tout — reflète un des mandats de l'université d'Ottawa, c'est-à-dire d'exploiter le potentiel des nouvelles technologies afin de mieux servir la communauté étudiante comme le grand public.
Numériser pour sauver les livres du Mali : l'œuvre du CCL
15.000 manuscrits témoins de plusieurs siècles d'histoire sont menacés de disparition dans la wilaya d'Adrar, dans le Sud algérien : une institution unique en France, le centre de conservation du livre (CCL) d'Arles, s'est fixé pour mission de les sauver des sables. Grâce entre autres à la numérisation !
Le site www.bibliorare.com explique :
"Depuis 1998, le CCL offre son "assistance technique" en "formant les populations locales. La région, peuplée à l'origine de berbères Zénètes avant d'accueillir populations noires, juives et tribus arabes par vagues successives jusqu'au 15 ème siècle, est au coeur de la route des caravanes, d'or, de sel, d'esclaves : autant d'échanges commerciaux Nord/Sud et Est/Ouest qui s'accompagnent d'échanges culturels, raconte Saïd Bouterfa, spécialiste algérien des manuscrits du Sud, dans un ouvrage sur la mission Manumed-Algérie.
Les précieux textes, conservés dans une trentaine de "bibliothèques privées", appelées "Khizanas" - souvent de simples pièces prenant l'eau, dotées dans le meilleur des cas d'une armoire - se trouvent pour beaucoup dans un état de dégradation avancée. Ces manuscrits - des documents religieux (Coran et commentaires), scientifiques (traités d'astronomie, de mathématiques), des ouvrages de droit, de poésie, des chroniques locales primordiales pour les historiens - sont menacés par le temps, la chaleur, l'abrasion du sable, les insectes...
L'objectif du CCL, en coordination avec l'Institut de bibliothéconomie de l'université d'Alger, a donc été de former les locaux. "Ils sont chargés de rassurer les propriétaires, de les conseiller sur la conservation, d'effectuer le catalogage des collections", explique Bruno Marty. Un laboratoire leur permettant d'effectuer des travaux de restauration, de microfilmer et de numériser les documents est en cours d'installation."
Dossier réalisé par Jean de Chambure, pour l'Atelier.

(Atelier - groupe BNP Paribas - 17/06/2005)

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