La propagation du mobile pourrait enfin faire décoller l’e-commerce en Afrique

Par 19 décembre 2013 2 commentaires
Afrique_market

Des solides acteurs locaux du e-commerce pourraient émerger en Afrique grâce à une classe moyenne en devenir et à des moyens de connexion désormais répandus et plus adaptés.

Malgré une logistique souffrant de lacunes importantes, d’un taux de pénétration bancaire comparativement faible et même d’une sensibilisation du consommateur peu développé à l’e-commerce en milieu rural, la vente en ligne semblerait être la tendance forte des prochaines années en Afrique selon un rapport publié par Research and Markets. En effet, avec des ventes en ligne dont la progression est estimée à 40% par an durant la prochaine décennie, le secteur pourrait attirer sur le continent africain les grands du e-commerce. L’Afrique du Sud, pionnier dans le domaine, s’est d’ailleurs déjà dotée de pépites comme le marchand en ligne de livre et d’électronique Kalahari ou bien le détaillant de mode Zando. Seulement, si le pays de la pointe africaine s’est servi la pénétration de l’Internet fixe pour développer le secteur, il pourrait bien être dépassé par d’autres pays profitant de l’engouement incroyable de l’Afrique pour le mobile.

Egypte, Maroc, Nigeria, Kenya, Tunisie…

Ainsi, l’auditoire des sites d’e-commerce ne cesse d’augmenter en Egypte grâce à la pénétration mobile, la population du pays connectée à l’Internet fixe ne dépassant pas les 50%. Les acteurs régionaux Souq.com ou Jumia.com ont d’ores et déjà affaire aux acteurs internationaux comme Alibaba ou Amazon.  Au Maroc, nombre d’actes d’achat en ligne, d’e-consommateurs et de transactions bancaires sur la toile présentent des taux de croissance soutenus. Grâce à sa population importante, à sa progression d’équipements mobiles et à son relatif manque de magasins de détail, le Nigeria présenterait tous les atouts pour devenir assurément le leader du continent. A moins que le Kenya ne crée des acteurs puissants dopés par les 20% de sa population déjà convertis à l’e-commerce. Enfin, la Tunisie sera également un des champions de l’e-commerce africain. 500 plateformes étaient d’ores et déjà actives au mois de septembre peut être sorties d’El Ghazala ?

Des services leaders et des rigidités bloquant certains pays

Sites d’enchères en ligne et de détaillants notamment de mode sont les best sellers Sud-Africains. Si les Egyptiens partagent l’engouement de la mode en ligne, ils sont d’abord tournés vers la consommation de musique et le ticketing sur la toile. La Tunisie n’échappe pas à la règle de la mode mais montre des aspects intéressants tant dans le tourisme que dans l’électronique en ligne. Certains pays africains peinent à prendre le virage de l’e-commerce. Les lourdeurs de la régulation algérienne retardent l’entrée de ses acteurs quand il ne résulte du monopole Ethiopien des télécommunications qu’un faible accès à ses services. Cependant, le Sénégal, le Zimbabwe et l’Ouganda montrent des signes encourageants comme la mise en place de système de paiement en ligne nationaux.

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2 Commentaires

Bonjour,

Quelle est votre source pour les 500 plateformes déjà actives en Tunisie ? Et pourquoi cette interrogation sur le fait qu'elles soient sorties d'El Ghazala ?

Je vous remercie par avance de votre retour,
Cdlt,

Soumis par François-Victor NOIR (non vérifié) - le 20 décembre 2013 à 12h35

Bonjour,

La source est la rapport que vous pouvez vous procurer en suivant le lien indiqué dans l'article.
El Ghazala est un pôle de compétitivité important en Tunisie qui semblerait suivre la voie de la numérisation et être un des atouts majeur du pays dans l'innovation. Le lien à suivre dans cet endroit du texte vous renverra vers une interview de Zohra SADOK, Conseillère Export sur la filière NTIS en Tunisie.

Bien Cordialement,

Soumis par pierre-marie (non vérifié) - le 20 décembre 2013 à 13h04

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