Proposer une cartographie de l'écosystème d'un pays facilite l'innovation

Par 18 juin 2012 1 commentaire
MDI

La GSMA propose une plate-forme qui agrège diverses données de haute qualité sur un pays afin de donner aux entreprises les moyens de développer des services correspondant réellement aux besoins et en fonction du marché.

Rendre les données accessibles et les ouvrir semble être une solution efficace au service de l'innovation et du développement dans les pays émergents. La Banque Mondiale avait d'ailleurs lancé en 2010 un appel à projet pour la mise au point d'applications mobiles utilisant les informations qu'elle avait accumulée tout au long de son activité. Aujourd'hui, c'est au tour de la GSMA d'adopter ce principe, avec Mobile and Development Intelligence (MDI), lancé en collaboration avec Omidyar Network, une plate-forme de données accessibles gratuitement sur un site dédié. Pour ce faire, la GSMA a agrégé des données provenant de diverses sources telles que la Banque Mondiale, les Nations Unies, ou d'autres organisations de développement."L'accès libre aux données de haute qualité améliorera les prises de décision commerciales, augmentera l'investissement total provenant de l'industrie de la téléphonie mobile commerciale et du secteur du développement, et amplifiera aussi l'impact économique, environnemental et social", explique Chris Locke, directeur général du Fonds de développement de la GSMA.

Des données centrées sur la m-santé et le m-banking

Plus précisément, les données agrégées et ouvertes concerneront les services mobiles et le développement, par exemple sur le marché de la santé sur mobile (nombre de connexions dans un pays, aires de couverture de réseau, existence d'un service de paiement des factures, etc.), des données démographiques ou encore sur les infrastructures d'un territoire (aux d'électrification, nombre d'utilisateurs d'internet). Le but étant de faciliter le développement de nouveaux services en apportant une meilleure connaissance de l'écosystème. L'utilisateur qui souhaite avoir accès à cette plate-forme n'a donc qu'à se créer un profil utilisateur et à profiter de ces données, par exemple pour choisir de lancer, dans un pays plutôt qu'un autre, une application de santé plutôt qu'une application de transfert d'argent mobile parce qu'un tel service n'existe pas encore. La plate-forme offre à ce jour soixante dix métriques sur plus de cent quarante pays en voie de développement. Un chiffre qui devrait d'ailleurs croître pendant toute la durée du projet. 

Des informations modulables

Le portail dispose également de plus de 800 profils d'organisation à travers la planète, ainsi que plus de 750 produits et services présentés, d'abord et avant tout sur la santé mobile et l'argent mobile. En outre, afin de les rendre intelligibles, toutes ces données sont organisables par pays ou par catégories. De même, elles peuvent être matérialisées grâce à des graphiques ou exportées. Pour Raj Gollamudi, directeur des investissements à Omidyar Network, cette source d'informations qui se veut fiable et crédible, doit permettre à l'industrie de la téléphonie mobile sur ces territoires "une meilleure collaboration entre les divers secteurs et promouvoir des investissements incrémentaux dans les opportunités les plus prometteuses." Et d'ajouter que l'objectif est, à terme, "que MDI devienne une communauté dynamique rassemblant tous les acteurs de cet écosystème."

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1 Commentaire

Oui, comme dab, nous avons la fondation rokfeler qui aide le projet speed en Inde. Construction de stations d'énergie qui fournissent presque exclusivement des compagnies au lieu de la population. Et tout cela dans une "légèreté" administrative sur les contraintes écologiques.

Soumis par rambaldu (non vérifié) - le 10 juillet 2012 à 22h36

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