Pour prospérer, le marché des applications mobiles doit s'ouvrir

Par 11 juin 2010 2 commentaires
Mots-clés : Smart city

Si le secteur est bien portant, il a encore tendance à être majoritairement orienté vers la plate-forme du téléphone d'Apple. Ce qui risque de lui fermer des opportunités notamment sur les marchés émergents.

Le marché des applications mobiles dépassera les 30 milliards de revenus en 2015, toutes sources de revenus confondues : paiement au téléchargement, services à valeur ajoutée et publicité, rappelle Juniper Research. Sans grande surprise, cette bonne santé est principalement due au succès de l'App Store d'Apple : en avril, ce n'était pas moins de quatre milliards d'applications qui avaient été téléchargées. Mais, souligne le cabinet, conforter la mise en place d'un marché uniquement tourné autour de cette place de marché a plus de chances d'être contre-productif que de soutenir la croissance à long terme. Cela parce que le téléphone d'Apple ne représente qu'1 % du nombre total des combinés vendus dans le monde.
Cibler les marchés émergents
Autre raison, et pas des moindres : dans les marchés émergents, le nombre de propriétaires de smartphones, et notamment d'iPhone reste faible. Le rapport conseille ainsi aux développeurs de s'intéresser davantage au marché des téléphones hors smartphones. Ces derniers étant encore inaccessibles au niveau du prix pour une partie importante de la population. "Si l'industrie souhaite créer un modèle d'application mondial rentable, elle doit avant tout garantir que ces applications soient accessibles à une large gamme de combinés, de l'ordiphone aux appareils grand public", explique Windsor Holden, responsable de l'étude.
Développer pour les téléphones grand public
Autre chose : la mise en place d'une plate-forme d'applications universelle, sur laquelle développer des modules pour les différents systèmes d'exploitation. Malgré cela, beaucoup de développeurs ont cherché à se concentrer presque exclusivement sur la création de contenus pour iPhone. Par ailleurs, le cabinet précise qu'il est important que les développeurs distinguent le volume de téléchargement et celui des revenus industriels, deux données qui ne sont pas équivalentes. Puisque la majorité des applications à la pomme sont gratuites. De même pour d'autres boutiques qui ne font payer que 5 à 15 % de leurs applications.

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2 Commentaires

Certes, il faut cesser la situation de quasi monopole d'apple !

Soumis par abaya (non vérifié) - le 11 juin 2010 à 14h57

android propose une bonne alternative

Soumis par abonnement mobile (non vérifié) - le 15 août 2010 à 12h54

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