Protection de la vie privée : AOL lance un logiciel anti-spyware

Par 06 janvier 2004
Mots-clés : Smart city, Europe

Le fournisseur d'accès à Internet (FAI) America Online semble avoir dédié sa campagne de communication à la protection des internautes. Lundi, le fournisseur listait les 10 titres de spam ...

Le fournisseur d’accès à Internet (FAI) America Online semble avoir dédié sa campagne de communication à la protection des internautes. Lundi, le fournisseur listait les 10 titres de spam (courriers électroniques non sollicités) les plus répandus, et se targuait d’avoir bloqué 500 milliards de spams avant qu’ils n’arrivent dans les messageries électroniques de ses utilisateurs en 2003. Ce mardi, ce sont les spywares qui sont à la une de l’actualité AOL. Spywares ? Il s’agit de ces logiciels espion qui se logent sur le disque dur d’un utilisateur (à son insu) et qui permettent à leurs exploitants de lire comme à livre ouvert sur la machine. Les principaux exploitants de ces petits parasites sont certains marketeurs sans scrupule qui grâce à eux récoltent une masse impressionnante d’informations provenant des quelque dizaines de millions de disques durs touchés par ces spywares dans le monde. A ce jour, l’Aberdeen Group recense plus de 7000 types de spywares dans le monde. AOL se lance dans la protection de la vie privée de ses utilisateurs et lancera prochainement un logiciel de détection et de désinstallation des spywares, conçu par la société Aluria Software et intégré à la prochaine version d’AOL. Pour les utilisateurs des anciennes versions, une mise à jour pourra être téléchargée. Le logiciel travaillera automatiquement sur l’ordinateur du client, en scannant une fois par semaine le disque dur et en identifiant les spywares. Libre à l’utilisateur ensuite de se débarrasser d’eux ou non. L’outil d’AOL devrait présenter quelques avantages par rapport à l’offre déjà présente sur le marché : tous les utilisateurs en profiteront – chez MSN, la détection de spywares est un service « premium » - et le fonctionnement du logiciel est automatique – celui développé par Earthlink par exemple doit être activé par les utilisateurs. Une petite critique émerge cependant : une mise en service automatique une fois par semaine est-elle efficace ? 7 jours ne suffisent-ils pas pour récupérer assez d’informations sur les habitudes de consommation d’un internaute ? (Atelier groupe BNP Paribas – 06/01/2004)

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