Avec prudence, PPR développe son activité dans le commerce électronique.

Par 11 mars 1999
Mots-clés : Future of Retail

Avec 42 millions de F, Pinault-Printemps-Redoute a été en 1998 le plus important investisseur en France dans le commerce électronique. Avec un chiffre d'affaires de 28 millions de F, PPR a pris 9 % ...

Avec 42 millions de F, Pinault-Printemps-Redoute a été en 1998 le plus
important investisseur en France dans le commerce électronique. Avec un
chiffre d'affaires de 28 millions de F, PPR a pris 9 % d'un marché évalué
à 300 millions de F.
Serge Weinberg, le président du directoire a expliqué hier "cette année,
nous allons y consacrer beaucoup plus de moyens". En 1999, 80 millions de
F seront investis pour développer les 20 sites du groupe. Concurrencé par
BOL, celui de la FNAC sera refondu en octobre. Les 11 sites de Redcats
(anciennement La Redoute), deviendront plus internationaux. Le groupe
espère atteindre un chiffre d'affaires de 100 millions de F. Ne voulant
pas être absent d'un marché en croissance malgré "ses doutes sur sa
rentabilité pour des produits physiques", Serge Weinberg reconnaît "cela
nous coûtera de 70 à 80 millions de F de pertes" "ce qui est en cause, ce
n'est pas l'essor du commerce électronique, mais la rentabilité de ce
développement. Très peu de sites marchands sont rentables. Mais, pour
nous, l'opportunité est double. Nous partons, nous, d'activités existantes
et ce développement peut se faire à coût marginal. Cela nous donnera la
possibilité d'élargir le marché sans cannibaliser nos formats classiques".

Serge Weinberg n'a, en revanche, aucune réserve pour Kertel et son
activité téléphonique. Démarré en juillet 1998, Kertel a déjà
commercialisé 300 000 cartes téléphoniques rechargeables (dont 30 % ont
été rechargées).
Cette semaine, Kertel va lancer son service Kerbox. Le particulier pourra
acquérir pour 290 F un boîtier électronique permettant de se brancher,
appel par appel, sur le réseau de télécommunications le plus compétitif.
Le chiffre d'affaires de Kertel devrait passer de 61 millions de F en 1998
à 300 ou 350 millions de F cette année.
(Les Echos - 11/03/1999)

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