Publicité mobile : spots vidéo et bannières attirent l'investissement

Par 16 avril 2008

Le téléphone portable est un support publicitaire lucratif. Les marketeurs l'ont bien compris, et sont de plus en plus nombreux à développer leurs stratégies. Notamment en se tournant du côté des spots et bannières vidéo.

Le développement de la publicité sur mobile n'est plus à démontrer. Une récente étude d'eMarketer annonçait ainsi que le secteur devrait générer près de 20 milliards de dollars en 2012. Et il semble que les marketeurs ont compris le potentiel de ce nouveau canal de communication. Selon Juniper Research, qui publie un rapport sur le sujet, ils devraient y investir plus de 7 milliards de dollars en 2013. En ce qui concerne les moyens de communiquer pour les annonceurs, le refrain est toujours le même : le SMS reste le medium de transmission favori. Les marketeurs devraient d'ailleurs y consacrer la plus grande part de leurs dépenses. Et cette année, environ 1,5 millions de personnes devraient recevoir au moins un message texte sur leur téléphone. Mais d'autres moyens de communiquer devraient rapidement émerger, comme la publicité par bannière ou l'insertion de spots vidéo.
Décollage de la TV mobile = croissance de la publicité vidéo
Principal moteur de développement : la croissance des services de TV mobile, stimulés par la multiplication de combinés 3G. Et point important : ce devraient être ces supports qui devraient se révéler les plus lucratifs. Ils devraient générer en effet plus de 500 millions d'euros d'ici 2013, contre 7 millions cette année. Le responsable marketing modère : "Ce format de publicité n'est pas forcément le plus efficace. Mais il est celui qui permet d'attirer le plus simplement des annonceurs classiques qui peuvent diffuser sur le mobile des publicités prévues à l'origine pour la TV ou Internet", souligne à L'Atelier Olivier Le Garlantezec, vice-président marketing de l'agence de marketing mobile Phonevalley. Selon lui, la mise en place de bannières vidéo a également un avantage : "l'écran mobile étant petit, il n'est possible de mettre qu'une seule bannière par page. La visibilité de l'annonceur est meilleure, et le taux au clic plus important que sur Internet*".
Des investissements encore freinés
Cet investissement a cependant une limite : selon Juniper, les annonceurs attendent pour se lancer véritablement dans la course que les opérateurs et les fournisseurs de service règlent certains problèmes de législation. Pour Olivier Le Garlantezec, ce point n'est plus véritablement problématique en France. "L'apparition de forfaits illimités et de sites permettant de surfer off-portal sont en train d'enlever les freins qui empêchaient les consommateurs de consulter régulièrement l'Internet mobile", explique-t-il. Et de conclure : "le contenu disponible est donc logiquement en train d'exploser. La publicité suit". Si l'on regarde le développement du secteur par régions, la Chine et le Moyen-Orient devraient largement dominer. Plus de deux milliards de dollars devraient y être dépensés pour des campagnes mobiles en 2012.
*entre 3 et 15 % de clics par bannière, contre environ 0.5 % sur Internet.

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