La publicité pour une marque ne s'arrête pas aux photos privées

Par 20 juillet 2010
Mots-clés : Future of Retail

Pixazza propose aux entreprises de faire appel aux consommateurs pour valoriser leurs produits. Les internautes repèrent eux-mêmes ces derniers sur les images de leur site et y attachent un lien vers une fiche détaillée.

Pour accroître leur présence sur les médias sociaux et renforcer leur audience auprès de potentiels consommateurs, les entreprises doivent savoir compter sur le concours des internautes, soutiennent les responsables de Pixazza. Ils lancent un service en ligne qui utilise le crowdsourcing à des fins marketing. L'outil qu'ils proposent donne la possibilité aux compagnies de rémunérer des "éditeurs" (publishers), chargés de repérer et de tagguer leurs produits sur les photographies de leur site personnel. "Avec cet outil, n'importe quel internaute peut en quelques clics transformer des images statiques en contenus utiles pour la marque, et tirer un profit financier personnel à cette action", résument les responsables.
Mettre le consommateur au cœur de la démarche
"Le principal intérêt de cette initiative, c'est qu'elle met le consommateur au cœur de la démarche", précise à L'Atelier Laurent Dijoux, consultant web marketing. Impliquer ainsi l'internaute permettant à l'entreprise de nuancer le caractère intrusif de son opération marketing, tout en pénétrant l'espace privilégié du consommateur. En l'occurrence, l'utilisateur s'inscrit sur la plate-forme en ligne de Pixazza, et y récupère un code qu'il intègre sur son propre site. Cela lui permet d'accéder à un widget, avec lequel il va pouvoir tagguer les photographies. Une fois marqué, l'objet renvoit à une fiche-produit lorsqu'un autre utilisateur passe le curseur de la souris sur l'image.
Les règles du 'social engagement'
"Cet outil ne peut être adopté que sous conditions", nuance le spécialiste. "Il s'agit surtout des règles du 'social engagement', principalement : la marque doit accompagner l'internaute, et engager une conversation avec lui", indique-t-il. Et de préciser qu'au-delà du cadre juridique, qui doit également être stipulé, il est également essentiel d'avoir un suivi. Cela afin de savoir quels objets sont taggués, et s'ils correspondent bien aux produits de la marque. A noter : le "publisher" est rémunéré par l'entreprise à hauteur du nombre de produit taggué de façon pertinente.

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