La qualité du code dépend du travail de groupes

Par 30 avril 2008
Mots-clés : Smart city

Transversalité mais aussi unités dédiées : le cycle de développement logiciel doit passer par des organisations spécifiques mais ouvertes.

"La qualité logicielle ne se résume pas à des panoplies de tests et de méthodes, mais dépend aussi du résultat obtenu, c'est-à-dire un système d’information durable qui donne satisfaction", affirme Natacha Pickaert, directrice du pôle qualification logicielle d'Optium. Pour y parvenir, la société de service n'est pas favorable au Big Bang. Les approches par paliers sont par contre privilégiées. La transformation des organisations de tests est un axe de progrès important. Aujourd’hui, ces opérations sont gérées au niveau d’un projet, parfois avec des ressources spécialisées, lesquelles sont aussi susceptibles de se focaliser sur un domaine métier. Mais la majorité des organisations fonctionne en silos, avec des outils, des méthodes, des langages et des objectifs non standardisés.
Les normes ne suffisent pas
La transversalité la plus large possible et l’émergence d’unités dédiées aux tests, pour la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre, doivent représenter un objectif fort. Un objectif qui est indissociable des espoirs de rationalisation et d’industrialisation. Cette professionnalisation est censée donner la possibilité de tirer le meilleur parti de l’offre de services extérieurs (recette en régie ou au forfait, TRA, formation, conseil, etc.). Ce, que ce soit en termes de coûts ou de maîtrise du risque logiciel. L’objectif est de moduler entre le recours à des généralistes ou à des spécialistes comme Optium, voire de pouvoir intégrer l’offshore. La maîtrise des normes, modèles et autres certifications ISO 9000 concourt à la qualité logicielle. Mais elle ne suffit pas, en particulier parce qu’ils ne fournissent pas de méthode opérationnelle.
De nombreuses cartes en main
L’organisation des tests doit donc capitaliser sur des environnements, des jeux de données. Là encore, cette entité doit privilégier les solutions transverses au SI, qui permettent de lutter contre le cloisonnement des équipes et des expertises, et d’optimiser la réutilisation des compétences et des outils. Les entreprises disposent donc aujourd’hui de nombreuses - et de nouvelles - cartes pour améliorer leur maîtrise de la qualité logicielle. Il leur reste à choisir l’organisation qui leur convient le mieux, en particulier l’orchestration des prestataires et de l’offshore, en gardant présent à l’esprit d’éviter de créer des situations de "juge et partie", quand le développeur teste sa propre production, et en oubliant pas de sécuriser le recours à l’offshore en imaginant des validations "de proximité".

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