Qualité de services de la téléphonie mobile : des efforts à faire dans les trains

Par 13 juillet 2004
Mots-clés : Digital Working

Pour la septième année consécutive, l’Autorité de Régulation des Télécommunications (ART) a mené une enquête d’évaluation de la qualité de service des réseaux de téléphonie mobile en France...

Pour la septième année consécutive, l’Autorité de Régulation des Télécommunications (ART) a mené une enquête d’évaluation de la qualité de service des réseaux de téléphonie mobile en France métropolitaine, telle qu’elle peut être perçue au quotidien par les clients des trois opérateurs français.La méthode d’évaluationPendant six mois (novembre 2003 – mai 2004), le cabinet Directique a évalué un échantillon de 29.000 appels, 1.000 SMS et près de 5.000 fichiers téléchargés via GPRS dans les conditions d’utilisation les plus courantes du téléphone mobile : à pied (à l’intérieur comme à l’extérieur des bâtiments), en voiture, comme passager, (en ville et sur autoroutes) et dans les trains (de banlieue comme dans les TGV).Les mesures ont été effectuées dans les douze grandes agglomérations françaises de plus de 400.000 habitants, dans 20 villes tirées au sort de 50.000 à 400.000 habitants, et dans 20 villes de 20.000 à 50.000 habitants, également tirées au sort. Les appels, qui ont été passés simultanément sur les réseaux d’Orange, de SFR et de Bouygues Télécom, l’ont été pour un tiers d’un poste fixe en direction d’un mobile, et pour les deux tiers restants d’un terminal mobile vers un poste fixe. L’ART a tenu à préciser dans un communiqué que les opérateurs ignoraient les dates et lieux des mesures.Un service très satisfaisant en agglomération et sur les autoroutes Le taux de communications « réussies et maintenues 2 minutes » en agglomération (hors trains de banlieue) se maintient aux environs de 98 %, confirmant le très bon résultat constaté en 2002. On ne constate pas de disparité significative de qualité de service entre les heures pleines et les heures creuses notamment dans les agglomérations de plus de 400.000 habitants, signe selon l’ART d’une « bonne maîtrise par les opérateurs de la charge de leurs réseaux ».Par ailleurs, les taux de communications « de qualité parfaite » en agglomération ressortent globalement entre 89% et 96% en fonction des usages avec un léger avantage pour les agglomérations de taille moyenne entre 50.000 et 400.000 habitants par rapport aux grandes agglomérations de plus de 400.000 habitants et aux petites agglomérations de 20.000 à 50.000 habitants. Les mesures réalisées sur les autoroutes révèlent un très bon résultat : ainsi, le taux de communications réussies et maintenues 2 minutes s’établit à 94%.Mesures sur les SMS et les téléchargements GPRSL’ART précise que les mesures effectuées sur les SMS ont montré de très bons résultats. Du côté des mesures GPRS, réalisées à titre expérimental cette année pour la première fois, le taux de connexions réussies au réseau s’établit à 97% avec un délai moyen de connexion de l’ordre de 8 secondes. Le taux de fichiers téléchargés sans erreur ressort à 93% pour les fichiers de 10 ko comme pour ceux de 100 ko.Des progrès à faire dans les trainsSur les lignes TGV, les taux des communications « réussies et maintenues pendant deux minutes » plafonnent à 69%, tandis que celles qui sont « de qualité parfaite » n’offrent qu’un taux de 54% (contre respectivement 94% et 81% sur autoroutes).Enfin, dans les trains de banlieue, le taux de communications « réussies et maintenues pendant deux minutes » n’est que de 80%, et celui des communications qui sont de « qualité parfaite » descend à 67%.(Atelier groupe BNP Paribas – 13/07/2004)

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