La qualité des téléconférences tient aussi à des détails

Par 25 août 2011 1 commentaire
Mots-clés : Digital Working, Amériques
vidéoconférence

Pour améliorer l'expérience des réunions à distance, il faut évidemment proposer une image et un son de qualité, mais aussi jouer sur certains éléments comme un nuage de tags ou une analyse de l'expression du visage des auditeurs.

Garder l'attention de son auditoire pendant toute une présentation est difficile. D'autant plus si la conférence se déroule à distance, avec des participants présents par ordinateurs interposés. Pour y parvenir, il faut à la fois simplifier au maximum l'expérience, et permettre à l'intervenant d'avoir un retour de l'impact de ses propos sur son audience. C'est en tout cas le postulat du projet SlideWorld, en développement aux Bell Labs d'Alcatel-Lucent. Côté participant, le dispositif combine plusieurs éléments assez basiques, mais qui visent à faciliter l'immersion. "Nous avons étudié quels étaient les manques côté utilisateur, avant de voir comment la technique pouvait y répondre", explique à L'Atelier Alexandre Vanbelle, responsable du projet. Ainsi, SlideWorld utilise des technologies de speech to text et un algorithme développé pour l'occasion, et qui affichent en permanence un nuage de tags reprenant les dix ou quinze mots clés employés par l'orateur.

Identifier la direction du regard et l'intonation de la voix

"Cela permet aux personnes qui sont en retard ou qui ont décroché un instant de resituer rapidement les thèmes abordés", ajoute Alexandre Vanbelle. Dans la même veine, le système affiche un compteur permettant de savoir depuis combien de temps la réunion a commencé. Pour permettre aux conférenciers de garder le contact avec leurs auditeurs, le dispositif comprend également une technologie qui identifie laquelle des deux images proposées par deux caméras un participant regarde, afin de s'adresser plus directement à lui. "Cela permet de gérer des principes de mise en scène utilisés par la TV et qui ont fait leurs preuves pour capter l'attention", note le responsable. Qui travaille aussi sur un dispositif d'analyse d'intonation de la voix de l'orateur afin de modifier celui-ci s'il est perçu comme monotone ou trop rude, par exemple.

L'expression du visage trahit son intérêt pour l'événement

"Le système capte les intonations, les variations entre aigus et graves, ou encore les silences, avant de les analyser". Un message s'affiche ensuite sur l'écran du conférencier. "Cette étape est difficile à résoudre car il ne faut surtout pas donner d'informations trop complexes à quelqu'un en train de parler", explique Alexandre Vanbelle. Enfin, dernière technologie dédiée à améliorer l'interaction : SlideWorld traque l'expression des participants via une trentaine de points répartis sur leur visage. Celle-ci est ensuite transposée sur les petites icônes aux allures de smileys, et qui les représentent pour le reste de l'auditoire. A noter que le système est réalisé en collaboration avec des psychologues, designers et ingénieurs, afin de mettre au point des visuels et des applications correspondant aux besoins des individus.

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1 Commentaire

J'ai expérimenté la visioconférence entre des élèves de deux écoles avec les USA, San Francisco, à vrai dire c'est très déroutant et très médiocre si l'on a jamais rencontré physiquement ses interlocuteurs. Un blog retrace en partie cette expérience
http://gatetour.over-blog.com/article-rencontre-du-troisieme-type-01-59484079.html.

Soumis par Eric Leguay (non vérifié) - le 25 août 2011 à 18h37

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