Le quatrième réseau mobile allemand lancé aujourd’hui.

Par 01 octobre 1998
Mots-clés : Digital Working, Europe

Viag Interkom, joint-venture créé en 1995 par BT, Viag et Telenor, lance aujourd’hui le quatrième réseau allemand de téléphonie mobile, sans pour autant s’inquiéter de son retard de six ans sur D1 ...

Viag Interkom, joint-venture créé en 1995 par BT, Viag et Telenor, lance
aujourd’hui le quatrième réseau allemand de téléphonie mobile, sans pour
autant s’inquiéter de son retard de six ans sur D1 (Deutsche Telekom) et
D2 (Mannesmann) et de quatre ans sur E Plus (RWE et Veba), comme fait
remarquer Wilhelm Simson, son président “la téléphonie mobile en
Allemagne n’est pas encore devenue un marché de masse”. Avec 15 % de taux
de pénétration, l’Allemagne se situe même en-dessous de la moyenne
européenne.
Wilhelm Simson explique cette évolution par les tarifs prohibitifs
proposés par les trois autres réseaux jusqu'à présent.
Ayant obtenu la licence il y a tout juste dix-sept mois “Mobilservice”
préfère jouer la carte du grand public utilisant son portable
essentiellement pour des communications locales.
Ses investissements ont ainsi été concentrés sur les huit grands centres
urbains, où la société propose des tarifs à prix cassés à 1 F la minute en
tarif local jour et nuit. Elle espère séduire d’ici à un an entre 600 000
et 800 000 abonnés “nous avons un produit simple au niveau de la
tarification, sans contrat de longue durée et avec la possibilité de la
combiner avec un réseau fixe” précise Peter Briese, le gérant de Viag
Interkom.

Comme indiqué dans l’article concernant BT, Viag Interkom lance aussi
aujourd’hui “Planet-Interkom” un service d’accès à Internet à 10
pfennings (34 centimes) la minute.

Viag Interkom s’est focalisé dès le départ sur une technique permettant de
combiner portable et téléphone fixe autour d’un seul numéro et d’une seule
facture dès le 1er janvier prochain.
S’étant lancé dans les réseaux fixes au début de l’été et réalisant déjà 4
millions de télécommunications par jour, Viag Interkom compte bien faire
partie des trois grands allemands du secteur d’ici à 2006 avec une part de
marché de 8 %, soit un volume de 10 milliards de marks.
Compte tenu de ses investissements (7,5 milliards programmés jusqu’en
2006), la société vise cette année 400 millions de chiffres d’affaires et
plus d’un milliard de pertes. Pour l’année prochaine, elle espère dépasser
le milliard de chiffre d’affaires, l’équilibre financier étant prévu pour
2001 avec un chiffre d’affaires de 4,5 milliards.
(La Tribune - 1er/10/1998)

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