Depuis quelques semaines, les concentrations s'accèlèrent sur le marché

Par 24 mars 1998
Mots-clés : Smart city, Europe

de l'Internet. Après le rachat d'Internet Way par l'américain UUnet, de Calvacom par PSI, Cegetel et France Télécom ont acquis respectivement Skyworld et Oléane. ImagiNet et Easynet, en revanche, r...

de l'Internet.
Après le rachat d'Internet Way par l'américain UUnet, de Calvacom par PSI,
Cegetel et France Télécom ont acquis respectivement Skyworld et Oléane.
ImagiNet et Easynet, en revanche, revendiquent leur indépendance. Cette
création de pôles regroupant toutes les activités de l'Internet, autour
des opérateurs de télécommunications, s'explique avant tout par le besoin
de totaliser un maximum d'abonnés en un minimum de temps afin de pouvoir
ensuite baisser les tarifs d'abonnements. Un abonné n'est rentable qu'à
partir de 130 F par mois. Or, les offres actuelles faites par les
fournisseurs d'accès Internet tournent autour de 95 F. AOL, malgré ses 130
000 abonnés, n'a pas atteint le point mort, Wanadoo et ses 195 000 abonnés
se rapproche seulement du point d'équilibre. France Télécom ou Cegetel
doivent faire appel à des sociétés plus lègères capables de répondre et de
s'adapter rapidement aux sollicitations du marché.
De son côté, Patrick Robin, le président d'ImagiNet explique "nous avons
atteint l'équilibre financier en 1997 avec un chiffre d'affaires de 23
millions de F. Notre croissance est de 100 % par an, mais ce n'est pas
suffisant. La progression du marché des fournisseurs Internet est de 200 %
par an. ImagiNet doit suivre la croissance du marché et nous ne pouvons
pas le faire seul" "On est contacté par des opérateurs, par des financiers
et même des institutionnels, mais pour l'instant aucune offre ne nous
paraît acceptable. Les Américains sont intransigeants, ils veulent que
l'on épouse leurs façons de faire, ce que je ne peux accepter. Je
m'oriente naturellement vers des investisseurs français ou européens".
Concevoir des sites, proposer des services en ligne, guider les
entreprises dans le e-business, est la part la plus rémunératrice de
l'Internet, part que ne laisseront pas échapper des entreprises aussi
averties que France Télécom, Cegetel, Bouygues Télécom ...
(Le Figaro - 24/03/1998)

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas