RAPT optimise les décisions des contrôleurs aériens

Par 04 septembre 2008

Pour réduire les retards de vols dus aux conditions météos, cet outil informatique calcule notamment la probabilité qu'un appareil dévie de sa trajectoire au décollage ou à l'atterrissage en fonction du temps.

La météo est notamment à l'origine de nombreux retards sur des vols. C'est la raison pour laquelle des chercheurs du MIT développent actuellement un outil informatique qui pourrait réduire de manière significative les délais de décollage ou d'atterrissage dus au conditions météorologiques. Intitulé RAPT (Route Availability Planning Tool), ce logiciel aidera les contrôleurs du trafic aérien à décider si un avion peut oui ou non partir ou se poser en dépit du mauvais temps. Le dispositif recueille des informations météo que lui fournissent des satellites et des systèmes radars et permet d'effectuer des prédictions comportementales pour savoir si le pilote, s'il en avait le choix, accepterait de voler dans de telles conditions. En fonction de ces données, RAPT calcule la probabilité que l'avion dévie de sa trajectoire prévue.
Prédictions comportementales sur une interface graphique
Une interface graphique représentant le plan des pistes avec tous les avions censés y décoller ou atterrir permet au contrôleur de mieux visualiser la faisabilité de ces opérations en fonction de la météo. Les numéros de vols apparaissent sous des couleurs évoluant au fur et à mesure de l'amélioration ou de la détérioration du temps : en rouge, les vols qui ne peuvent atterrir, en jaune ceux qui pourraient poser problème et en vert ceux qui ne devraient pas connaître de complications. Selon Richard de Laura, l'un des responsables du projet, "malgré les systèmes dont ils disposent, les contrôleurs aériens travaillent beaucoup avec leur propre image mentale de la situation. Si bien que lorsque le temps change rapidement, leur image mentale peut ne pas évoluer aussi vite. Ils décident alors de ne laisser partir aucun appareil alors que cela serait possible."
Décongestionner le trafic aérien
Un prototype du système RAPT a déjà été développé dans certains aéroports de la région de New York, dont JFK et LaGuardia. Il aurait déjà permis d'éviter deux mille trois cent heures de retards et donc d'économiser l'équivalent de près de huit millions de dollars. Selon ses concepteurs, l'implémentation du système dans toute la région devrait permettre de gagner neuf mille heures par an, c'est-à-dire vingt-huit millions de dollars. Ils suggèrent que le fait de laisser décoller ou atterrir deux à trois avions supplémentaires par heure alors que la météo est mauvaise devrait grandement contribuer à décongestionner le trafic aérien.

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