La réalité alternée améliore l'investissement personnel des élèves

Par 05 décembre 2008
Mots-clés : Smart city, Europe

Les jeux basés sur cette technologie ont un fort potentiel éducatif : des enseignants en histoire de l'université de Leicester en ont fait l'expérience avec leurs élèves.

L'université de Berkeley s'était penchée sur les bienfaits de la réalité alternée appliquée aux pratiques de l'apprentissage. Un ARG (pour "Alternate Reality Game") y avait été utilisé dans le cadre d'un cours de sciences de l'environnement. L'université de Leicester démontre à son tour le potentiel éducatif de ces jeux. Un tel jeu a été conçu pour des étudiants en science historique. "Certains d'entre eux étaient insuffisamment motivés et le niveau global de la classe laissait à désirer. Le recours à la réalité alternée a effectivement permis aux élèves de s'investir plus avant dans leur discipline", déclare Alex Moseley, le responsable informatique de l'université avec lequel les professeurs d'histoire ont collaboré pour concevoir le module. Intitulé "The Great History Conundrum", ce jeu en ligne a duré quatre semaines.
Expérience interactive
Le principe des ARG étant de produire une expérience hautement interactive mélangeant le réel et le virtuel, le scénario du jeu empruntait autant à la "vraie vie" qu'aux nouvelles technologies. Comme dans une chasse au trésor, les étudiants devaient se rendre sur un site dédié pour obtenir des indices. Leur enquête pouvait se poursuivre dans la bibliothèque physique de l'université ou sur le web à la recherche de documents en pdf. Le jeu a non seulement permis aux élèves de suivre régulièrement leurs progrès grâce à un système de calcul de points accessibles sur le site dédié. Il a surtout été l'occasion de se défaire du cadre parfois un peu trop contraignant que représentent les cours en classe à heure fixes.
Chasse au trésor sur le Web
"L'un des principaux avantages d'un ARG  est qu'il peut être pratiqué à n'importe quel moment, à la fois en ligne, à l'intérieur et à l'extérieur du campus" souligne Norman Housley, le directeur du département des sciences historiques de l'université de Leicester. De l'avis des élèves qui ont participé au jeu, celui-ci était aussi divertissant qu'instructif. La plupart d'entre eux expliquent que le recours à un jeu de réalité alternée a été l'occasion de mettre à profit des compétences qu'ils n'auraient sinon pas exploitées mais aussi d'en acquérir d'autres. "La réalité alternée m'a notamment permis de me frotter concrètement au processus de recherche qui est à la base des sciences historiques plutôt que d'apprendre passivement des faits déjà découverts par d 'autres", ajoute l'un de ces élèves.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas