"La réalité augmentée est le mass média de demain"

Par 25 juin 2010
Mots-clés : Smart city

L'intérêt pour les services de réalité augmentée est grandissant du côté des entreprises. Le succès de cette solution aux usages multiples laisse croire à une transformation des techniques d'information.

Benjamin Thomas est chef de projet pour L'échangeur. Ce centre européen des pratiques innovantes organise le 29 juin un forum sur le thème de la réalité augmentée. Une occasion pour rassembler les acteurs du secteur et discuter du retour d'expériences et des futurs usages.
L'Atelier : Quels usages les entreprises ont-elles de la réalité augmentée?
Benjamin Thomas : Un véritable buzz est apparu ces dernières années autour de la réalité augmentée. Et ce, du fait qu'elle permet aux entreprises de répondre à des exigences variées. La première étant celle de l'expérience marketing, où il est question de vivre avec une marque ou un produit en totale immersion. La seconde est celle d'un outil d'aide à la vente. Récemment des marques ont développé des applications sur le Net qui permettent aux consommateurs d'essayer virtuellement des produits comme des lunettes ou du mobilier, par exemple. Enfin, il existe le service de réalité augmentée sur mobile qui offre la possibilité d'une visualisation par des services de géolocalisation.
Dans quelle mesure la réalité augmentée est-elle un outil marketing efficace?
Cet outil est le mass média de demain. Chaque individu va pouvoir s'en emparer pour personnaliser son propre flux d'informations et avoir une vision différente des produits. Et c'est spécifiquement ce point qui intéresse les annonceurs. Puisque le support va transformer les modes de consommation à l'information. En partie, puisque les utilisateurs vont être actifs; et notamment concernant les applications de géolocalisation. Clairement, la réalité augmentée va favoriser une publicité dynamique et personnalisée. On a d'ailleurs été surpris de l'hétérogénéité des entreprises intéressées. Elles venaient aussi bien de l'industrie du tourisme, que de celles de l'e-commerce ou du textile.
Existe-t-il des barrières au développement de cet usage?
Les études à ce sujet sont plutôt encourageantes. Il parait évident que c'est la publicité qui va porter ce nouveau marché. Récemment le cabinet Juniper déclarait que les bénéfices dans ce secteur devraient atteindre les 710 millions d'euros. Le boom du smartphone y est pour beaucoup. Il a pu permettre une démocratisation de ce service. Reste que des limites techniques pourraient freiner cette envolée. Pour une adoption plus grand public, il parait indispensable que les outils gagnent en puissance et en précision. Et notamment pour des applications qui recommandent l'utilisation de la géolocalisation.

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