La réalité augmentée permet de voir au travers des murs

Par 26 octobre 2009
Mots-clés : Smart city

Combiner les images d'une caméra intégrée à un véhicule à celles de systèmes de surveillance situés à des intersections permet de produire en temps réel une image de la route comme si aucun angle mort ne la cachait.

De nombreux accidents de la route sont dus au manque de visibilité aux intersections. Partant de ce constat et de la présence croissante de caméras de surveillance en ville, des chercheurs de l’université de Carnegie Mellon développent un système de réalité augmentée permettant aux conducteurs pas moins que de voir à travers les obstacles. Présenté lors du Symposium International sur la Réalité Mixe et Augmentée 2009, leur méthode consiste à combiner les vues de deux caméras : l’une située devant l’obstacle, l’autre derrière. La première est intégrée au véhicule et fournit la vue de base au chauffeur. La seconde caméra est fixe - caméra de surveillance ou webcam - et filme l’angle mort. Les deux appareils sont reliés par une connexion sans fil.
Donner l’impression que le mur est transparent
Le logiciel développé par les chercheurs est ensuite capable de compléter la vision du véhicule à l’aide des données visuelles issues de la seconde caméra. Sur l’écran mis à disposition du conducteur, le mur donne alors l’impression d’être transparent, ce qui lui permet de repérer à l’avance les dangers potentiels. Les chercheurs notent qu’au moins une petite portion du décor doit être filmée simultanément par les deux caméras pour donner au logiciel les points de repères nécessaires à la combinaison des images. Le véritable défi pour les scientifiques américains a constitué à intégrer la présence d’objets mouvants dans ce décor recréé.
Intégrer les objets mouvants
Pour éviter la distorsion qu’impliquerait la transposition d’un angle à un autre d’objets en trois dimensions, la vue de la caméra fixe est traitée comme étant en deux dimensions. Un véhicule ou un piéton sera ainsi transposé comme s’il faisait partie du décor. Une telle méthode évite d’avoir à reconstruire le décor en trois dimensions, ce qui n’apporterait rien au rendu visuel final. A terme, les chercheurs prévoient de permettre à la caméra de référence d’être mobile également. Cela permettrait d’utiliser les caméras présentes dans d’autres véhicules et de former ainsi un véritable réseau urbain.

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