La réalité augmentée s'épanouit sur les téléphones portables

Par 27 octobre 2009
Mots-clés : Smart city

Caméras, GPS, accéléromètres et écrans de plus en plus performants font des téléphones un support particulièrement adapté aux solutions de réalité augmentée. Notamment pour fournir des informations géolocalisées.

Le téléphone portable a de fortes chances de devenir le support de prédilection des applications de réalité augmentée, annonce ABI Research. Selon le cabinet, les plates-formes mobiles transformeront l'écosystème de cette technologie qui permet de superposer des images virtuelles ou du contenu à une image réelle. Pour les chiffres : le marché représentera 350 millions de dollars en 2014, contre 6 millions en 2008, stimulé notamment par la multiplication d'applications mobiles. Dans les faits, de nombreuses applications pour iPhone ou pour les téléphones sous Androïd voient le jour. Pourquoi un tel engouement ? Tout simplement parce que les combinés portables embarquent des technologies adaptées à la réalité augmentée comme les caméras, les GPS, les accéléromètres, et des processeurs performants.
Un créneau pour les publicitaires
"Les capacités de ces plates-formes mobiles créent de réelles opportunités pour les technologies liées à la réalité augmentée", affirme Joe Madden, auteur de l’étude. Voilà pour la technique. Côté usage, le mobile rend particulièrement adaptée la distribution d'informations géolocalisées, qu'elles soient d'ordre culturel, commercial ou encore social. D'ailleurs, ABI Research note sans grande surprise que l'un des secteurs qui en profitera le plus est celui du marketing. "Les applications professionnelles de réalité augmentée continueront à faire l'objet d'une importante demande dans les domaines militaire, automobile et du divertissement", poursuit Joe Madden.
Faire évoluer le matériel
"Mais ces secteurs seront vite dépassés par les ventes de solutions mobiles grand public et publicitaires". C'est pourquoi il recommande aux fournisseurs actuels de s'adapter rapidement. Et propose la constitution de bases de données géotagguées alimentées par les institutions, les entreprises et les particuliers. Reste que des améliorations doivent encore être apportées au niveau technique. Entre autres, selon ABI Research, les systèmes de géolocalisation ne fonctionnent pas encore de manière optimale. Ils doivent être affinés pour répondre aux besoins d'applications liées au shopping, ou aux jeux virtuels, où la position des objets réels requiert une plus grande précision.

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