La réalité virtuelle va vers le prêt à porter

Par 18 août 2008 2 commentaires

Improve travaille à l'amélioration des solutions de réalité virtuelle. Ce, via une plate-forme qui permettra de développer des outils génériques pour le secteur automobile mais aussi pour l'urbanisme.

Les procédés de réalité augmentée (RA) et de réalité virtuelle (RV) suscitent un regain d'intérêt auprès des chercheurs. Mais ces techniques ne sont pas encore mûres."La qualité de visuel rendu est primordiale. Mais c'est un aspect qui doit encore être amélioré", indique à L'Atelier Guillaume Moreau, maître de conférence à l'Ecole Centrale de Nantes. Reste selon lui que le bas blesse au point de vue haptique :"l'industrie de la réalité virtuelle, et encore plus celle de la réalité augmentée n'en est qu'à ses balbutiements. Nous sommes encore, en termes de commercialisation de solutions, plus au niveau du sur mesure que du prêt-à-porter". C'est pour changer la donne qu'a été mis en place le programme Improve. Celui-ci a comme but le développement des logiciels et matériels capables d'optimiser les solutions de RV.
Optimiser la qualité du visuel rendu
Concrètement ce projet comprend trois prototypes de "Head Mounted Display" (HMD). Comme son nom l'indique, ce dispositif est un masque de visionnage que l'utilisateur pourra porter et qui lui permettra de visualiser un projet architectural ou un objet comme une voiture dans un environnement réel, le tout en haute résolution. Ces systèmes ont été présentés au salon du Siggraph à Los Angeles. Le projet européen vise particulièrement les secteurs de l'industrie automobile et de l'urbanisme. L'idée étant de pouvoir permettre une visualisation réaliste d'un immeuble, en projetant des maquettes numériques dans l'univers dans lequel il devra s'insérer, ou encore de projeter les plans d'une automobile dans son environnement réel. "La réalité virtuelle est pour l'instant réservée presque exclusivement au milieu industriel et à de grands poids lourds du secteur, comme Renault, PSA ou encore Airbus", indique Guillaume Moreau, également co-auteur du "Traité de la réalité virtuelle".
Un investissement lourd
Il précise que ces entreprises sont avant tout celles qui ont le plus les moyens d'investir dans ce secteur, très onéreux pour l'instant. "Ces investissements atteignent facilement plusieurs millions d'euros, sans aucune certitude du résultat obtenu au final". En termes d'applications, la RV sert surtout dans les revues de projet au sens large, tout ce qui nécessite des visualisations sur maquettes numériques : ergonomie, montage ou démontage, accessibilité... Elle sert aussi à la formation dans le cas d'activités dangereuses, comme dans certaines sociétés de soudage. Et l'architecture ? "La demande de ce secteur n'est pas aussi avérée qu'on veut bien le croire", tempère Guillaume Moreau. En effet, les cabinets utilisent à foison les systèmes d'images de synthèse, mais la réalité virtuelle ne fait pas partie de leurs priorités. En partie parce que l'interactivité qu'elle propose n'est pas indispensable aux projets d'architecture. Mais aussi pour des raisons de rendu visuel, toujours.

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2 Commentaires

je veux comprendre comment je peut préparer un stratégie de mesurer à façon complete la véhicule d'auto

Soumis par yusefjo (non vérifié) - le 18 août 2008 à 20h29

thanks

Soumis par 7 e kitap (non vérifié) - le 25 mars 2009 à 21h09

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