Recourir au crowdsourcing nécessite certains filtres

Par 03 mai 2012 1 commentaire
filtre crowdsourcing

Bien cibler les internautes à qui l'on souhaite confier une mission de crowdsourcing et ne pas hésiter à multiplier les sources pour une même tâche facilite la réalisation de telles initiatives.

Faire appel aux internautes pour résoudre un problème ou pour développer l'innovation au sein d'une entreprise est de plus en plus adopté par ces dernières. En effet, en dehors du simple aspect financier, il existe la possibilité de révéler de réels talents et d'ainsi ajouter une valeur à un produit ou un service. Mais comment traiter une telle masse d'informations de manière effective et sans se sentir complètement submergé par celle-ci ? Voilà ce sur quoi s'est penché Ross Dawson, conseiller en stratégie, dans son ouvrage intitulé "Getting Results from Crowds", et présenté par Boostzone ce matin. Selon celui-ci, le traitement de l'information devrait nécessairement passer par une sélection et un affinage des "talents" pour qu'une telle stratégie fonctionne. Et cela commencerait dès la période de prospection des "crowdsourcer".

Des sélections dès la prospection

Selon lui, il est nécessaire de cibler en amont les individus au potentiel intéressant tout simplement en fonction de la manière dont est assurée la promotion de telles initiatives par les entreprises. Ainsi, une campagne de promotion pour une initiative de crowdsourcing sur les réseaux sociaux n'aura pas le même impact que lorsque celle-ci est envoyée par mail à partir d'une base clients. Cela réduit ou augmente le nombre d'individus prêts à participer. D'un point de vue plus qualitatif, le degré de précision de l'initiative-même permet également d'affiner la population d'individus concernés. Mais ce processus se fait également naturellement. En effet, en dehors de ses consommateurs habituels, une marque a peu de chance d'attirer un nouveau public pour effectuer du crowdsourcing, estime Ross Dawson. Et cela dépendrait en grande partie de sa réputation.

Qui peuvent être rattrapés ensuite

En ce qui concerne le traitement des données en elles-mêmes, il existe également des méthodes pour ne pas crouler sous leur nombre, non qualifié. On peut ainsi citer Asklt!, dont L'Atelier s'était fait l'écho. Mais celles-ci peuvent encore se révéler onéreuses. Dominique Turcq, fondateur de Boostzone, rappellait du coup l'existence d'une technique qu'il qualifie de peu coûteuse : permettre à la masse elle-même d'effectuer en crowdsourcing le traitement des données. "Prenons l'exemple d'une entreprise qui rémunérerait 1$ les tags posés sur une photo", notait-il. Avant d'ajouter : "Si celle-ci autorisait un maximum de 2 individus à tagger une même personne sur la même photo, il existerait très peu de chance pour qu'ils se trompent deux fois de suite : assurant ainsi une certaine qualité de l'information".

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1 Commentaire

Le crowdsourcing s'inscrit à mi-chemin entre l'effet d'engagement, généralement altruiste, et l'intérêt personnel. Il s'agit donc de trouver le bon levier qui actionnera une relation de type "gagnant/gagnant".

Les filtres dont il est question dans cet article concernant le traitement des données peuvent bénéficier du crowdsourcing, mais peuvent alors s'apparenter à des micro-tâches rémunérées comme on peut en voir sur les sites comme Mechanical Turk.

Soumis par Internaute (non vérifié) - le 03 mai 2012 à 19h25

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