Les recruteurs attentifs aux profils de candidats sur les médias sociaux

Par 19 avril 2012
doigt recruteur profils

Selon un sondage de CareerBuilder, 37% des entreprises se servent des réseaux sociaux pour chercher des candidats potentiels à un poste. Ils peuvent y trouver des éléments pour ne pas retenir une personne

On explique souvent qu'il ne faut pas poster n'importe quoi sur sa page Facebook pour éviter des problèmes avec un employeur ; on parle moins des possibilités de se faire embaucher. Pourtant, d'après CareerBuilder, 37% des entreprises scrutent les réseaux sociaux en quête de profils adaptés à un poste, avec pour sites privilégiés Facebook (65%) et LinkedIn (63%). Parmi celles qui ne le font pas, 11% ont répondu qu’elles comptaient s'y mettre mais 15% affirment qu’elles ont interdit cette pratique en interne. Cette étude a été menée par Harris Interactive entre février et mars 2012 auprès de 2303 responsables américains de ressources humaines et de recrutement interrogés en ligne. Sans surprise, ce sont les entreprises des secteurs high tech qui pratiquent le plus ce genre de recherche (à 52%); les moins friandes sont celles du secteur de la santé (28%).

Chercher des raisons pour... ne pas embaucher

Mais pour quoi, exactement, jeter un œil aux réseaux sociaux ? 12% des managers expliquent qu’ils cherchent des éléments qui les conduiront à ne pas embaucher une personne. Mais les raisons relèvent le plus souvent de la volonté d’aller plus loin que l'entretien, de mieux cerner une personne. Ainsi, 65% des recruteurs veulent voir comment le candidat se présente sur sa page, 51% cherchent à repérer s'il peut correspondre à la culture de l’entreprise. Quant aux qualifications de la personne, elles ne sont citées "que" par 45% des recruteurs. C’est aussi parce que les profils de réseaux sociaux sont plus utiles pour apprécier une personnalité que pour évaluer des compétences. Mais c'est justement là que les gens doivent faire attention…

Un "bon ressenti"

Sur l'ensemble de managers interrogés, 34% admettent n'avoir pas engager un candiat à cause de ce qu'ils ont vu sur sa page ; à comparer au 29% qui ont découvert des choses les ayant au contraire inciter à faire une proposition. Les détails rédhibitoires ? Des photos ou des informations provocantes (49% des répondants), l'usage de drogue ou d’alcool en évidence sur la page (45%) mais aussi le fait de dire du mal de son ancien employeur (33%) ou tenir des propos discriminatoires (28%). A noter que les choses bien vues des employeurs sont moins bien définies : un "bon ressenti" quant à la personnalité du candidat, une image "professionnelle"  (58 et 55%), des informations qui viennent confirmer les qualifications professionnels ou le fait d’être "créatif" ou d'avoir un large éventail de centres d’intérêt.

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