Pour réduire les accidents de la route, le test d’alcoolémie devient capteur sur le volant

Par 11 mai 2015 2 commentaires
Alcostop permet de prévenir les accidents de la route

Le projet d’une équipe d’étudiants mexicains pourrait réduire drastiquement le nombre d’accidents de la route liés à l’alcool, par le biais d’une simple installation de capteurs à l’intérieur du véhicule.

En réaction à la prolifération d’accidents de voiture liés à l’alcool (77 000 accidents chaque année au Mexique selon l’Institut national de statistiques et de géographie), une équipe de huit étudiants mexicains de l’Institut de technologie de Cintapala (État du Chiapas) s’est attelée à développer un système intégré à l’automobile permettant de détecter le taux d’alcool présent dans le sang via l’analyse de la transpiration.

Le système, baptisé AlcoStop, fonctionne grâce à l’installation d’une série de capteurs situés sur le volant, le levier de vitesse et le siège. Ceux-ci ont la capacité de détecter instantanément – par le biais de l’analyse de la transpiration – le taux d’alcoolémie de la personne qui souhaite prendre le volant. Si le taux s’avère supérieur à la limite autorisée, le moteur est mis hors d’état de marche, ce qui empêche par conséquent le conducteur de prendre le contrôle du véhicule.

 

 

En parallèle, l’équipe d’étudiants en énergie renouvelable et en ingénierie informatique a développé une application mobile avec localisation GPS qui – dès la désactivation du moteur enclenchée – permet d’envoyer un signal aux proches de la personne en état d’ébriété pour que celui-ci puisse être récupéré en toute sécurité.

Nombre de techniques moins contraignantes que le classique alcootest intégré à la voiture ont d’ores et déjà été développées, comme le système des chercheurs du projet européen Eureka Caring Cars, dont le fonctionnement était également basé sur des capteurs intégrés au volant. Cousus sous le textile du volant, ceux-ci seraient capables en temps réel de prélever des informations sur la personne (rythme cardiaque par exemple) pour contrôler l’attention du conducteur. Dans le même ordre d’idée, une étudiante suisse a développé un algorithme couplé à une caméra vidéo qui permettrait de détecter les signes d’endormissement des conducteurs afin de réduire le nombre d’accidents liés à la fatigue.

L’équipe d’étudiants mexicains, quant à elle, espère pouvoir transformer le projet en entreprise avant la fin de l’année 2015, la système élaboré par les étudiants étant appuyé en ce moment même par le programme des jeunes entrepreneurs de l’État du Chiapas, au Mexique. Le projet a déjà été lauréat du concours national d’innovation technologique en 2014.

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2 Commentaires

on ne compte plus le nombre de fois ou cette idée , tres simple à mettre en oeuvre techniquement , a été émise par tous les gens bien intentionnés .
la question qui merite reponse : pourquoi ça n'a jamais abouti ?
la aussi les bonnes reponses ont certainement deja été données !
il est pathetique qu'un prix leur ait été descerné
quand on sait que le moindre equipementier automobile a la solution deja prete

Soumis par joseph (non vérifié) - le 12 mai 2015 à 10h02

suite :
les capteurs d'endormissement n'ont jamais fonctionné à 100% et sur le plan juridique gros probleme car il faut qu'un systeme automatique prenne le relais du conducteur en quelques millisecondes
il faut un ordinateur surpuissant pour gerer les different capteurs ( camera , suivi des paupieres , mouvements du volant etc ) et decider de freiner en urgence ( verification de l'environnement )
bref il est moins cher de prendre un taxi ou de renforcer les penalité en cas de conduite alcoolisée ( 300 personnes se font detecter positif toutes les nuits de samedi quand il y a un controle en peripherie toulousaine , par exemple )

Soumis par joseph (non vérifié) - le 12 mai 2015 à 10h09

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