Réduire la durée des déplacements n'est pas une sinécure, mais en même temps c'était prévisible

Par 30 septembre 2008
Mots-clés : Amérique du Nord

Les villes ne sont pas égales entre elles. Trop flou. Les villes ne sont pas égales entre elles en termes de répartition géographique des lieux de travail et des lieux de résidence, ni en termes de topographie, ni en termes d'offres service de transport. C'est long mais précis. Pas étonnant que des chercheurs américains se soient aperçus que finalement, réduire les déplacements entre bureaux et maisons - ou "commutes", en langue locale - n'allait pas de soi partout. Même si l'objectif (3%) n'était pas des plus ambitieux. Comme toujours, il y a des perdants et des gagnants. Habitants de d'Atlanta et de Minneapolis, déménagez ! Habitants de Las Vegas et Miami, réjouissez-vous ! Ce qui est amusant, c'est qu'on m'aurait donné le choix entre ces quatre villes in abstracto, j'aurais de toute façon choisi Las Vegas et Miami.
Je m'égare. Comment les chercheurs ont-ils procédé ? Ils ont modélisé la répartition des zones résidentielles et des zones d'activité, puis ont cherché à améliorer la liaison entre ces points. Sans que soient pris en compte les postes disponibles et les compétences. Une ville compacte avec un centre et une périphérie ne peut pas trop voir les déplacements modifiés. Une ville composée de multiples centres, si. Après, si vous habitez une ville avec de nombreux pôles, mais qui se trouvent de part et d'autre d'un lac, ce sera difficile. Sans compter que d'autres paramètres apparaissent. Certaines cités hébergent des pourcentages élevés d'âmes très voyageuses. Dans ce cas, il suffit de s'occuper prioritairement de ces cas pour que la moyenne des commutes baisse vite. Dans d'autres, tout le monde est à côté de son travail. Patatras. Bref, la morale de tout cela ? "Il faut de tout pour faire un monde" ? "Viva, las Vegas" ? Oui, c'est affligeant, mais allez trouver une conclusion dans tout cela...

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