Renseignements téléphoniques: Free raccroche

Par 31 octobre 2006
Mots-clés : Digital Working

Le 118 818, le numéro des renseignements téléphoniques de Free ne répond plus. Suite à une décision de justice, Iliad, la maison mère, a fermé le service. Les clients qui composent le numéro...

Le 118 818, le numéro des renseignements téléphoniques de Free ne répond plus. Suite à une décision de justice, Iliad, la maison mère, a fermé le service.
 
Les clients qui composent le numéro tombent désormais sur un message vocal très explicite, qui précise que, "à la veille de la libéralisation du marché des renseignements téléphoniques, intervenue le 3 avril 2006, le groupe Iliad [...] a décidé de proposer le seul service de renseignements téléphoniques intégralement gratuit. Moins de deux mois après le lancement de ce service gratuit, une société d'édition d'annuaires exploitant un service de renseignements payant a sollicité judiciairement la fermeture de ce service".
 
Cette "société d'édition d'annuaires", c'est Allo Bottin, un groupe fondé au XVIIIème siècle et qui vient d'ouvrir un service de renseignements téléphoniques, le 118 007. En juin dernier, il a déposé sa plainte pour "concurrence déloyale avec des prix abusivement bas et publicité mensongère", et qui exigeait la suspension de l'offre d'Iliad. Si la société a été déboutée, sa demande a été enregistrée : le 15 septembre, la justice a condamné l'opérateur pour publicité mensongère.
 
En quoi cette publicité était-elle illégale ? Dans son communiqué de presse du 1er avril, Free précisait que "grâce au 118 818, obtenir un renseignement téléphonique est désormais totalement gratuit". Plus loin, on pouvait lire que si "l'appel, la recherche comme la mise en relation sont gratuits [...], la communication suivant cette mise en relation est facturée au tarif équivalent à celui de l'opérateur historique".
 
Pour le tribunal, cette communication, qui répétait plusieurs fois le mot gratuité, pouvait induire le consommateur en erreur. C'est pourquoi il a exigé "la suspension immédiate de la diffusion et de la reproduction par Free de son communiqué de presse". L'arrêt du service n'a cependant pas été imposé. Free aurait-il été vexé ?
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 31/10/2006)

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