Reprise de Cesky Telecom : France Télécom hors concours, Telefonica en bonne position

Par 31 mars 2005
Mots-clés : Digital Working, Europe

Qui va s'emparer des 51,1 % de l'opérateur tchèque Cesky Telecom, mis en vente via un appel d'offres lancé par le Fonds du Patrimoine National de la République tchèque. Celui-ci a décidé de...

Qui va s'emparer des 51,1 % de l'opérateur tchèque Cesky Telecom, mis en vente via un appel d'offres lancé par le Fonds du Patrimoine National de la République tchèque. Celui-ci a décidé de vendre sa participation pour lever des fonds et ainsi retirer une pression sur les finances publiques. L'appel d'offres, qui s'est clos mardi midi, a finalement reçu les candidatures de quatre grands opérateurs européens : France Télécom, Belgacom, Telefonica et Swisscom.
Le 3 mars, l'opérateur historique français avait déclaré qu'il se joignait à un consortium composé de Blackstone Group, CVC Capital Partners et Providence Equity Partners Inc. pour répondre à l'appel d'offres. Le prix proposé par le consortium n'est pas connu à ce jour : sa proposition n'a même pas été étudiée, la commission tchèque de la privatisation ayant estimé que ses conditions étaient inacceptables.
Le résultat de l'appel d'offres a révélé que l'opérateur belge Belgacom avait proposé 2,24 milliards d'euros, tandis que Swisscom avait 2,63 milliards d'euros. Telefonica s'est montré le plus offrant avec 2,74 milliards d'euros.
C'est beaucoup, si l'on prend en compte les prévisions émises par les analystes au lancement de l'appel d'offres : ceux-ci pensaient que l'état récupérerait 2 milliards d'euros grâce à la vente de sa participation. L'opérateur espagnol a retenu toute l'attention de la Commission tchèque de la privatisation, qui a recommandé que les 51 % de Cesky Telecom lui soient cédés. Pas étonnant : l'offre de Telefonica est 25 % au-dessus du dernier cours de Cesky Telecom.
Le gouvernement tchèque doit maintenant décider du meilleur sort à offrir à son opérateur national, qui détient 80 % du marché de la téléphonie fixe et 44 % du marché de la téléphonie mobile. Une chose est sûre : il faut un repreneur avec les reins assez solides pour affronter une concurrence représentée par les géants Vodafone et Deutsche Telekom.
(Atelier groupe BNP Paribas - 31/03/2005)

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