Le réseau social détourne l'utilisateur de ses objectifs

Par 14 avril 2009 2 commentaires
Mots-clés : Smart city

Selon l'Ohio State University, la fréquentation régulière de Facebook disperse l'attention et serait l'une des causes de l'obtention de résultats plus faibles.

Les réseaux sociaux nuisent à l'efficacité. Voilà en tout cas la conclusion d'une étude pilote menée par l'Ohio State University. Cette dernière montre que les étudiants qui se rendent régulièrement sur Facebook passent moins de temps à étudier et obtiennent des notes plus faibles aux examens que ceux qui ne disposent pas de compte sur le réseau social. En moyenne, cela donne des notes comprises entre 3 et 3.5 pour les adeptes du réseautage, et entre 3.5 et 4 pour les réfractaires. La question se pose maintenant de la transposition du résultat à l'entreprise. Plus que proscrire leur utilisation, il est du coup nécessaire de trouver les moyens d'adapter l'utilisation de ces réseaux sociaux pour satisfaire aux critères d'efficacité.
Orienter l'utilisation
L'étude rappelle que 85 % des étudiants sont inscrits sur le réseau. Pour près de huit élèves adeptes de Facebook sur dix, se connecter à la plate-forme n'impacte en aucun cas leurs résultats. Et les étudiants qui se rendent le plus fréquemment sur le réseau sont ceux qui participent à de nombreuses activités extrascolaires et qui ont besoin de s'organiser avec leurs pairs. Enfin, ce sont les jeunes en cursus scientifique ou technologique qui naviguent le plus sur Facebook, par rapport à ceux qui étudient les humanités. Inciter l'utilisation de la plate-forme pour se créer des réseaux plus resserrés pour mener des projets en commun peut du coup être un moyen productif de s'en servir.
Des réseaux qui favorisent ou freinent l'innovation ?
Le constat est le même en entreprise : naviguer sur les réseaux publics pendant ses heures de travail est facteur de dispersion. Favoriser le développement de réseaux d'entreprise crée au contraire du savoir. C'est la conclusion de BT Global Services Consulting, qui rappelait en début d'année que l'utilisation de tels réseaux fluidifie le passage de l'information entre les collaborateurs de différents niveaux hiérarchiques. Pour d'autres, le réseautage en interne est même synonyme d'innovation : Spigit vient ainsi de lancer un réseau social qui agrège de nombreuses applications de collaboration. Le but : mieux gérer l'innovation au sein d'une entité via des plates-formes communautaires.

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2 Commentaires

Bonjour,
belle étude que celle qui a été faite et je confirme l'impact de la pratique quotidienne de FB sur les ados. J'ai pris la décision de tout couper pour ma fille et de la mettre en internat. Une personne que j'ai rencontrée lors de ma recherche de l'internat le plus approprié m'a confirmé que c'était FB qui remplissait les internats depuis le début de l'année.
Pierre.

Soumis par Paperon (non vérifié) - le 27 avril 2009 à 15h45

Ha hum, messieurs, vous viendrez t-il à l'idée de reprendre vos arguments et de les imaginer à une autre époque, sur un autre sujet que Facebook, comme par exemple la musique Yéyé ou le Rock-n-roll...
Bref, peur de la nouveauté embrassée par les ados, et pas comprise par les parents / professeurs / employeurs ?bonjour,
Nous sommes conscients que les résultats de l'étude publiée par cette université américaine peuvent paraitre rétrogrades. Mais ils existent, et c'est notre rôle d'en faire part :,)
Bien cordialement,
La rédaction

Soumis par DD Ra (non vérifié) - le 01 juillet 2009 à 09h11

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