Réseau social, l'influence n'attend pas le nombre de connexions

Par 31 août 2010

Des chercheurs du City College of New York ont développé une mesure capable de déterminer la personne la plus influente d'un réseau. Où il apparaît que la qualité des contacts prend le pas sur le nombre de connexions

Sur les réseaux sociaux, les personnes ayant le plus de contacts ne demeurent pas pour autant les relais d'informations les plus efficaces. C'est du moins ce que soutient une étude du City College of New York qui a examiné les rapports d'influence dans quatre réseaux sociaux. Si l'on en croit les résultats de ce travail, la qualité d'un bon communicant se mesure à sa position dans le protocole de communication "Si la personne se trouve au centre du dialogue, elle peut répandre plus efficacement l'information" précise Dr Hernan Makse, l'un des chercheurs. "Le défi étant de trouver quelle personne s'y trouve".
Soustraire du réseau, chaque nœud n'ayant qu'un contact
Pour identifier cette position, les universitaires utilisent une technique baptisée la décomposition du coquillage 'k-shell decomposition'. Ainsi, pour chaque réseau étudié, les chercheurs ont établi un graphe où les membres se trouvent matérialisés par un point et leurs connexions par des axes. Pour estimer la position de l'internaute dans le protocole de communication, les scientifiques soustraient du graphe, étape par étape, chaque nœud n'ayant qu'un contact et leur attribuent un score. Soit la note de '1' s'il s'agit de la première décomposition, de '2' s'il s'agit de la seconde etc.
En matière d'influence, la qualité prévaut sur la quantité
Suivant cette logique, les chercheurs ont démontré que les internautes ayant de nombreuses connections mais situées à la périphérie d'une discussion (une note basse) étaient des personnes peu influentes. Et qu'à l'inverse, les personnes ayant peu de connections mais avec un score de décomposition élevé, étaient des personnes aux potentiels d'influence élevé. En d'autres termes, l'expérience a démontré que la qualité des connexions valait mieux que leur quantité. Comme l'indique les chercheurs, cette méthode va pouvoir aider les spécialistes en e-marketing autant que les praticiens spécialisées dans la lutte contre les épidémies.

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