A chaque réseau social sa spécificité pour se renseigner avant d'acheter

Par 15 mai 2012
Achat en ligne

Aux Etats-Unis, les sites sociaux s'imposent de plus en plus comme un outil au service de la consommation. Mais pour une marque, cela ne signifie pas qu'il faut être présent sur tous avec la même attention.

95 millions d'Américains utilisent désormais les réseaux sociaux pour leurs achats, soit 42% de la population. Mais, pour les consommateurs sociaux, tous ne présentent pas le même intérêt. C'est l'objet de la dernière étude de SocialShop publiée par LeoBurnett/Arc qui vise à comprendre l'impact de chaque plate-forme sur la consommation. Des données que constate également Cyril Attias, PDG de l'agence Influence Digitale : "certaines plates-formes sont plus efficaces que d'autres puisqu'un produit qui est sur Pinterest a trois fois plus de chances d'être acheté que s'il était présent sur un autre réseau social", explique t-il à L'Atelier. "En effet Pinterest permet d'insérer plus aisément un produit dans un univers de marque". Et d'ailleurs, si 73% des consommateurs sociaux confirment qu'ils recourent plus souvent aux réseaux sociaux pour leurs achats que l'année dernière, chaque plate-forme connaît sa propre croissance. On note en effet que 55% des consommateurs sociaux utilisent plus les sites d'achats groupés, contre 46% pour les sites d'avis et 42% pour Facebook. 

Six consommateurs sociaux

Face à ces résultats, les consommateurs sociaux ont donc été classés en six profils types permettant de comprendre leurs attentes. Celui qui utilise les médias sociaux est d'abord le "savvy passionista" qui diffuse les dernières tendances et se connecte à ses marques préférées. On trouve également "l'aventurier opportuniste" aux besoins impulsifs qui cherche à s'amuser et à découvrir du contenu ou des transactions inattendues. Viennent ensuite les consommateurs qui ont besoin d'informations. C'est le cas de "l'épargnant stratégique" qui compare les marques et cherche à faire des économies ainsi que de "l'adepte de la qualité" qui cherche à valider son choix par les avis et les votes des internautes. Enfin, certains consommateurs ont des besoins plus utilitaires, à l'instar du "sprinteur efficace" qui s'aide des réseaux sociaux pour acheter le produit le plus populaire ou le plus pratique. Mais également des "consommateurs pauvres" qui veulent trouver l'alternative la moins chère.

Un besoin, une plate-forme

Chaque besoin exprimé par les six profils types trouvent alors dans chaque réseau social un intérêt particulier. Lorsque Facebook et Twitter servent à s'exprimer ou à rester connecté, YouTube permet par exemple de valider son choix. Malgré tout, Cyril Attias conseille "d'essayer toutes les plates-formes au début afin de voir où sont les communautés de clients naturelles et de s'y impliquer fortement, tout en demeurant sur les autres plates-formes pour assurer une présence". Et d'ajouter qu'il est nécessaire de nourrir ces communautés afin d'assurer la proximité avec les consommateurs, mais également la confiance. Ce que ne dément pas l'étude dans la mesure où 44% des consommateurs sociaux ont arrêté d'interagir avec les marques sur Facebook puisqu'ils considéraient qu'il n'y avait pas assez de contenu pertinent ou présentant une vraie valeur.

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