Pour réseauter, les professionnels high-tech misent sur les médias sociaux

Par 07 septembre 2010
Mots-clés : Digital Working

Employeurs et candidats utilisent de plus en plus LinkedIn et Facebook pour entrer en contact. Et préfèrent même les plates-formes communautaires aux rencontres bien réelles.

Outre-Atlantique, les médias sociaux prennent une place prépondérante en matière de réseautage, et sont de plus en plus utilisés par les acteurs du secteur des nouvelles technologies pour dénicher des opportunités professionnelles, relève Technisource dans une étude. Près d'un tiers des personnes interrogées (32 %) - travaillant dans le secteur high-tech - affirme ainsi avoir été approché pour une opportunité de carrière via les médias sociaux. Et plus de 40 % d'entre elles ont reconnu avoir recherché au moins une fois un emploi par ce biais, en scrutant leurs réseaux. LinkedIn tient une place de choix parmi ces derniers, selon l'étude, puisque plus de 80 % des professionnels dans les technologies indiquent que c'est par ce réseau en particulier qu'ils ont été approchés ou qu'ils ont effectué des recherches de leur propre initiative.
Les médias sociaux dominent le réseautage
Facebook arrive en second, le chiffre s'élevant tout de même à plus de 65 %. "Les médias sociaux jouent clairement un rôle plus important aujourd'hui, à la fois pour les employeurs et pour les candidats", souligne Michael Winwood, président de Technisource. Les analystes soulignent la prééminence actuelle de ces plates-formes en terme de réseautage, dans ce secteur : 35 % des acteurs passent par elles pour se créer de nouveaux contacts, contre 33 % qui privilégient encore les interactions bien réelles, en face à face. Par ailleurs, près de la moitié des personnes interrogées prennent le temps de mener une enquête sur les réseaux sociaux lorsqu'elles cherchent à en savoir davantage sur une entreprise.
Prise de conscience des risques éventuels
Les questions d'e-réputation et de présence sur le web prennent ainsi tout leur sens. Les consultants notent néanmoins dans le rapport la prise de conscience, par les professionnels high-tech, des risques inhérents aux médias sociaux. Si moins de 3 % d'entre eux ont rencontré des problèmes suite à leur activité en ligne, un sur deux estime qu'il lui faudrait supprimer ou modifier certains contenus si ceux-ci étaient accessibles par son futur employeur. Et plus d'un tiers affirme qu'il ne souhaite pas devenir "ami" avec leur supérieur hiérarchique sur les médias sociaux. L'étude a été menée auprès de 500 professionnels américains du secteur high-tech, entre juillet et août 2010.

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