Sur les réseaux collaboratifs, chacun doit trouver sa place

Par 15 septembre 2010
Mots-clés : Digital Working, Europe

Le MIT et l'institut polytechnique de Turin démontrent l'autorité exercée sur les réseaux sociaux par certains membres influents sur d'autres plus passifs. En entreprise, il faut savoir valoriser l'expertise de chacun.

Deux principaux profils prévalent sur les réseaux sociaux, affirme une équipe de chercheurs du MIT et de l'institut polytechnique de Turin : d'un côté, une minorité de membres influents qui sont aussi "intransigeants" ; de l'autre, une écrasante majorité d'internautes beaucoup plus passifs, qui ont tendance à accepter sans résistance les informations qui leur sont transmises. D'autant que les chercheurs notent que l'une des tendances est également de constater qu'une minorité de personnes contribue à la majorité des échanges. Le problème, soulignent les scientifiques, c'est que la présence d'agents "intransigeants" ne partageant pas les mêmes convictions sur une plate-forme collaborative, conduit systématiquement à une impasse.
Différents profils sur les plates-formes collaboratives
"Lorsque le réseau contient ce type d'agents aux opinions contradictoires, les dynamiques n'aboutissent jamais à un consensus, parmi les agents réguliers", développent les chercheurs. Ces derniers soulignent ainsi que certains mécanismes peuvent faire persister les désaccords et les imprécisions sur les réseaux sociaux. Des dissensions particulièrement préjudiciables dans le cas des réseaux sociaux d'entreprise. Un constat confirmé par Vincent Bouthors, président de Jalios, une société spécialisée dans les outils collaboratifs 2.0. Mais, nuance-t-il : "sur les plates-formes collaboratives professionnelles, on peut également distinguer d'autres types d'acteurs". Et de préciser : "il ne faut pas oublier les membres intermédiaires".
Cloisonner les espaces par secteur d'expertise
"Ceux-ci permettent de relayer certaines informations ou certaines idées pertinentes", explique-t-il. Selon lui, ces intermédiaires jouent ainsi un rôle fondamental dans les réseaux sociaux professionnels. L'étude des scientifiques insiste quant à elle sur le caractère inflexible de certains internautes sociaux. Pour Vincent Bouthors, la question devrait se poser différemment. "Certains membres du réseau peuvent être passifs sur tel ou tel sujet, et tout à fait influents sur tel autre", note-t-il. "Aussi faut-il cloisonner les espaces collaboratifs, en créant des groupes d'experts, au fait des sujets qu'ils vont être amenés à aborder", conclut le spécialiste.

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