Les réseaux de capteurs s'engagent pour l'environnement

Par 23 novembre 2007
Mots-clés : Smart city, Europe

Plusieurs institutions suisses mutualisent les données issues de réseaux de capteurs hétérogènes pour améliorer les techniques de simulation des phénomènes environnementaux.

(cliquez pour agrandir)
La recherche se rassemble pour améliorer les dispositifs de suivi environnemental. Jusqu'à présent, le manque de données spatiales et environnementales appropriées dans certaines zones comme les Alpes, difficiles à étudier en raison d'un relief et d'un climat extrêmement varié, empêchait la mise en place de dispositifs de suivi et de simulation suffisamment fiables. Pour y remédier, le consortium d'institutions de recherche Swiss Experiment mutualise les compétences et les ressources au sein d'une cyber plate-forme interdisciplinaire d'acquisition, de traitement et d'exploitation des données environnementales. Principale action : le déploiement de systèmes de capteurs  intelligents capables de récupérer certaines données très précises et de réaliser des mesures de paramètres tels que la pluie, la température ou le vent dans des zones réputées difficiles à observer.

Mutualiser pour progresser

Ces réseaux de capteurs hétérogènes seront interconnectés à un logiciel dédié capable de retransmettre les informations aux différents groupes de recherche. Ce, dans le but d'affiner les méthodes de contrôle et de prévision de l'environnement dans les régions alpines, notamment en matière de simulation. Une initiative d'autant plus importante que, souligne Karl Aberer, directeur du National Competence Center in Mobile Information and Communication Systems, l'un des partenaires du projet, "la science d'aujourd'hui est façonnée par les données. Or il devient très difficile pour les scientifiques de maîtriser des informations et des outils d'analyse toujours plus nombreux pour pouvoir partager et vérifier leurs découvertes". L'infrastructure, qui permettra de prédire avec plus de fiabilité les effets du climat sur les régions alpines, devrait bénéficier en premier lieu à la population.

La population est mise à contribution

"Etre capable de maîtriser les données de cette manière représente un réel avantage pour nous", explique Michael Lehnin, chercheur au Swiss Federal Institute for Forest, Snow and Landscape Research (WSF/SLF), un autre fondateur du projet avec notamment les deux Ecoles Polytechniques Fédérales. Et d'ajouter : "Il améliorera notre capacité de prévision, et à terme la sécurité des habitants des régions alpines". D'autant que l'infrastructure sera accessible aux différentes institutions et associations travaillant sur un projet dédié à l'environnement en Suisse. Elles pourront faire appel à la plate-forme pour améliorer leurs modèles de prédiction des catastrophes naturelles comme les avalanches ou les glissements de terrain. Enfin, projet collaboratif oblige, les populations locales seront directement impliquées. Ce, afin de mieux prendre en compte les facteurs socio-économiques et les spécificités des zones étudiées. Et les autorités cantonales et les services fédéraux comme MeteoSuisse seront également mis à contribution. 
 

L'Atelier groupe BNP Paribas

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas