Les réseaux ferrés ont besoin de plastique pour se mettre au Web

Par 09 décembre 2008
Mots-clés : Digital Working

Souvent erratique, la connexion à Internet dans les trains peut être grandement améliorée en utilisant des réflecteurs de signaux satellites en plastique. Une méthode peu onéreuse et efficace.

Des obstacles technologiques et financiers s'opposaient jusqu'à présent à la mise en place d'une connexion Web de qualité sur l'ensemble des réseaux ferrés. Des chercheurs au département d'électronique de l'université d'York pensent avoir trouvé le moyen de les surmonter. Ils ont conçu un système de lentilles en forme de dômes pouvant faire office de réflecteur de signal satellite. Étant en plastique, celles-ci ne sont pas chères à produire. Leurs performances en réception du signal sont surtout supérieures aux lentilles en verre déjà existantes. Les chercheurs ont par ailleurs conçu un système permettant à une seule de ces lentilles de suivre plusieurs satellites simultanément.
Une seule lentille reliée à plusieurs satellites
"Les opérateurs présents sur les voies ferrées bénéficieront de la sorte d'une couverture accrue, sur l'ensemble des réseaux ferroviaires qu'ils prennent en charge", déclare John Thornton, l'un des membres de l'équipe. "Ils pourront ainsi proposer des services multimédia à leurs clients y compris lorsqu'ils prennent le train. Et ce, sans faire des investissements en infrastructure faramineux". Jusqu'à présent, afin de proposer un accès au web sur toute la distance que parcourt un train, il fallait équiper ce dernier d'une antenne parabolique capable de recevoir et d'émettre des signaux en direction d'un satellite. Problème : un tel dispositif ne pouvait être mis en place que sur un nombre restreint de lignes.
Problème de taille des antennes satellites
Celles-ci doivent en effet être telles qu'une distance suffisante sépare le haut des wagons des tunnels et des câbles électriques afin de pouvoir installer des antennes. D'où l'usage de lentilles, lesquelles sont une alternative aux antennes car elles sont d'une taille plus petite. "L'utilisation d'une autre technologie que le satellite n'est de toute façon pas envisageable car elle entraînerait une couverture géographique parcellaire et une disponibilité en bande passante amoindrie", précise John Thornton. Le projet auquel il participe a été en partie financé par l'agence spatiale européenne. L'équipe est désormais à la recherche de partenaires commerciaux afin de le concrétiser.

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