Sur les réseaux, l'entreprise doit prendre en compte le facteur humain

Par 09 septembre 2010
Mots-clés : Digital Working, Europe

Jive propose plusieurs principes pour aider les sociétés à optimiser leur stratégie sur les sites sociaux. Mais dans tous les cas elle devra prouver qu'elle reste à l'écoute du consommateur et de ses collaborateurs.

Comment réussir la passe de trois ? C'est à dire augmenter ses revenus, réduire ses coûts et gagner tout en innovant grâce aux médias sociaux ? Jive, un éditeur de plates-formes de réseaux sociaux pour entreprises, propose une série de fondamentaux recensés auprès de ses clients. Un rappel conséquent pour les compagnies qui souhaitent être en veille sur ce que l'on dit d'elles sur le Net, impliquer leurs clients et intégrer leurs collaborateurs à leur stratégie web 2.0. Première préconisation, liée aux ventes : la création de communautés d'événements pour fédérer les internautes autour d'une marque. Dans un registre connexe, l'éditeur rappelle que l'utilisation des réseaux sociaux par les collaborateurs ajoute un côté ludique et contribue à améliorer la productivité. "On s'aperçoit avec une telle approche qu'il ne suffit pas de fournir une solution logicielle clé en main pour résoudre les problèmes", constate pour L'Atelier Arnaud Rayrole, fondateur du cabinet de conseil USEO.
Initier une dynamique vertueuse
"Encore faut-il que l'entreprise parvienne à initier en son sein une dynamique vertueuse à l'égard des réseaux sociaux, qui touchent et parfois bouleversent toutes les strates de son organisation". En clair, repérer les champs de créations de valeur sur le Net, c'est bien. Utiliser les systèmes d'information, voilà qui est naturel. Mais "rien ne peut se faire sans prendre en compte le facteur humain", relève Arnaud Rayrole. Et aujourd'hui, rien ne prouve que les entreprises, dont certaines n'hésitent pas à se proclamer "virtuelles" aient réellement pris la mesure de l'enjeu. "Je pense que tout cela va se faire dans la douleur", explique Jean-Nicolas Reyt, chercheur à l'université Paris-Dauphine et auteur d'un Guide du Web management (Dunod). "Prenez les profils aujourd'hui recherchés pour la fonction de 'community manager', les entreprises recrutent des 'juniors' voire des stagiaires", poursuit le chercheur.
Un community manager encore largement sous-estimé
"Alors même que les enjeux sont tels que dans certaines grosses structures le community manager pourrait et devrait être l'égal d'un directeur marketing". Une certaine candeur semble tout autant prévaloir quand Jive établit un lien entre hausse des ventes d'un produit et l'adoption de bonnes pratiques sur les réseaux sociaux. "Aujourd'hui les consommateurs et les entreprises n'utilisent pas le web social de la même manière", commente Jean-Nicolas Reyt. Et d'expliquer que souvent les entreprises n'ont d'autre souci que de s'adresser à l'internaute et ne savent pas communiquer avec. Alors que les consommateurs se construisent de plus en plus comme prescripteurs de marques. "Et si tel est le cas", ajoute le chercheur, "l'entreprise doit alors pouvoir se placer au coeur de la tempête si elle veut être en mesure d'en tempérer les effets qui peuvent être dévastateurs pour son image".

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