Sur les réseaux, l'équilibre d'une relation dépend du profil des membres

Par 06 septembre 2011 2 commentaires
relation RS

Les relations sur les sites collaboratifs sont loin d'être équilibrées : entre deux personnes, il est fréquent que ce soit toujours le même qui suscite l'interaction. Un déséquilibre dû à l'asymétrie de leurs profils.

On considère généralement que les relations entre deux utilisateurs de réseaux sociaux comme Facebook sont soit très poussées (proches, amis...), soit inexistantes (connaissances lointaines...). Or, selon une équipe de six chercheurs de l'université de Notre-Dame (dans l'Indiana), deux personnes peuvent être en lien, mais une seule aura tendance à solliciter l'autre, sans pour autant que leur relation cesse. Les scientifiques ont mené une étude auprès d'un échantillon d'internautes, analysant le type et le nombre de messages envoyés par chacun d'entre eux à chacun de leurs contacts.

Des relations déséquilibrées qui ont pour origine une différence de profil

De fait, alors que les modèles usuels prédisent un équilibre forcé de toute relation sociale (sous peine de disparition de cette dernière), il apparaît que les réseaux sociaux sont en réalité emplis de relations déséquilibrées, où un des membres du duo va jusqu'à amorcer 90 % des interactions effectuées au sein de celui-ci. Cette disparité a la plupart du temps la même origine, à savoir l'asymétrie du profil des deux utilisateurs en question. En effet, et c'est l'autre constat des chercheurs, il existe un lien de causalité entre la similitude du profil de deux utilisateurs et la nature de la relation qu'ils pouvaient entretenir (équilibrée ou non). Par exemple, un gros écart entre les habitudes de connexions ou le nombre de contacts de chacun des membres peut mener vers un déséquilibre notable du couple (celui ayant le moins de contacts sera à priori le plus actif).

Une concentration de l'activité sur un petit nombre de contacts

Autre caractéristique notable: la prévalence de certains contacts. Pour tendre vers une équité de la relation, une "distribution" homogène de l'activité entre chacun de ces contacts serait idéale. Mais dans les faits, les utilisateurs concentrent plus de 80% de leur activité sur un petit nombre de leurs voisins (ceux avec qui les "nœuds de relation" sont les plus forts). D'où une disparité d'interaction selon le contact. Pour les chercheurs, cette étude permet de prédire le schéma de fonctionnement d'un type de groupe social. S'il s'agit d'un groupe où l'homogénéité du profil est recherchée entre les membres, il y a de fortes chances pour que les disparités d'interaction soient assez réduites. A l'inverse, des groupes promouvant la diversité des membres tendront à constituer des lieux favorables à des échanges totalement déséquilibrés.

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2 Commentaires

Plusieurs points de cet article m'interpelle. Est-il possible de connaître l'étude qui a été faites en amont de cet article ?

Son nom, sa référence, le cabinet qui a mené l'étude ... bref de quoi plonger dans les chiffres et le modèle opératoire afin de mieux comprendre l'interprétation qui en est faites ?

Soumis par ocarbone (non vérifié) - le 07 septembre 2011 à 15h11

Bonjour,

Le lien a été ajouté au sein même de l'article. Bonne soirée !
La Rédaction

Soumis par Mathilde Cristiani - le 08 septembre 2011 à 18h09

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