Réseaux mobiles et Internet : la réconciliation ?

Par 01 octobre 2009
Mots-clés : Smart city, Asie du Sud

Des additifs au protocole Internet seraient à même de résoudre deux des plus gros problèmes liés à l'Internet nomade : les pertes de connectivité et la sécurité.

La transition en cours vers le protocole IPv6 - pour remplacer l’IPv4 qui atteint ses limites - concerne aussi l’Internet mobile. Mais ce dernier fait face à deux problèmes liés à la fiabilité et à la sécurité des réseaux. Problèmes que le passage à l'IPv6 ne résout pas. C’est pourquoi des chercheurs du Government College of Technology et du Akshaya College of Engineering (Coimbatore, Inde) ont développé une extension à ce protocole, spécialement conçue pour les mobiles, qui vise à répondre à ces deux difficultés. La première concerne la perte de connectivité. Le principe du protocole Internet mobile est en effet de permettre à un portable de changer son point de rattachement au web sans affecter le service.
Des noeuds relais pour éviter les pertes de connexion
En pratique il arrive régulièrement que le passage d’un point à un autre prenne du temps, interrompant la connexion. L’architecture développée par les chercheurs répond à cela en instaurant des points de rattachements "actifs" et d'autres de "soutien". Un seul noeud actif est autorisé à fonctionner à la fois, accueillant l’ensemble des connexions mobiles à portée. Si ce point lâche, un minimum de deux noeuds de soutien pourra prendre le relais. Couplée avec un système d’adressage global pour l’ensemble des noeuds actifs et passifs, cela permet de fluidifier les transitions. Deuxième problème, le changement récurrent de points de connexion exige d’authentifier ces nœuds, sous peine de voir un logiciel malveillant en profiter.
Une certification simplifiée
Pour y répondre, les chercheurs ont introduit le principe de clés publiques autocertifiées. Plutôt que de recourir à des chaînes de certificats, l’authenticité du noeud est assurée en utilisant la clé appropriée dans n’importe quelle application cryptographique. La certification est donc assurée à tous les coups, et le délai amélioré. Pour mémoire, le protocole IPv4 est limité à 4 milliards d’adresses, un chiffre en passe d’être insuffisant. Le passage à l’IPv6 devrait permettre la génération d’un nombre presque illimité d’adresses IP. La popularisation de l’Internet mobile - et notamment dans les pays émergents jusqu’ici majoritairement exclus de la révolution numérique - est l’une des raisons qui a rendu cette transition nécessaire.

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