Les réseaux mobiles réduiront la fracture numérique

Par 20 août 2009
Mots-clés : Digital Working, Afrique, Europe

Le développement rapide de la téléphonie mobile ouvrira l'accès à la Toile aux populations marginalisées, aussi dans les pays du tiers monde que dans les pays développés

Pour diminuer l'écart entre le monde numérisé et celui qui est resté à côté, il faut développer les réseaux de téléphonie mobile, et non pas de fixe. Telle est la conclusion – déjà très partagée - des chercheurs del'université de Londres-Est, qui ont étudié la situation numérique dans les pays en voie de développement, mais aussi celle des régions rurales ou isolées des pays développés. Cette conclusion est basée sur le fait que près de 80% de la population de certaines régions d'Afrique et d'Asie n'ont pas accès à la téléphonie fixe.
Les réseaux fixe peu accessibles
En effet, l'instabilité politique, les conditions financières et géographiques des citoyens font que le développement et la maintenance des infrastructures fixe sont coûteux, peu rentables. Sans compter qu'elles sont difficiles à déployer quand elles ne préexistent pas. Les téléphones portables, quand à eux, se généralisent à une vitesse très importante. Leur pénétration devrait atteindre les trois-quarts de la population d'ici 2012. "Les portables se généralisent plus rapidement que les fixes, explique Elias Pimendis, responsable de l'étude. D’où la nécessité de miser sur ces réseaux-là pour fournir l'accès à Internet aux populations des zones marginalisées". Il propose notamment de développer une connexion mobile peu onéreuse. En France, c'est ce qui a été prévu avec la Loi sur l'économie, où les opérateurs se sont mis d'accord sur un tarif social.
Développer les télécoms dans les régions rurales
"En divisant le monde en parties connectées et non connectés, nous ratons d'énormes opportunités que pourrait offrir un monde sans frontières numériques", ajoute-t-il. Selon les responsables de l'étude, il appartient désormais aux institutions internationales et aux gouvernements de chaque pays de promouvoir les réseaux télécom et les services électroniques auprès des populations isolées. Pour mémoire, l'autre facteur qui freine la popularisation du haut débit est la législation trop protectrice des fournisseurs d'accès Internet, comme l’avancent les chercheurs de l'université d'East Anglia.

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