Des réseaux sociaux bien compartimentés ne nuisent pas à leur utilisateur

Par 11 mai 2009 2 commentaires
Mots-clés : Smart city, Europe

Les pages personnelles sur les réseaux sociaux - grand public comme professionnels - doivent être gérées avec soin : au niveau du contenu, de l'accès... Ce, afin d'éviter tout problème d'ingérence entre les sphères privée et professionnelle.

Les plates-formes collaboratives ont parfois des conséquences fâcheuses sur la vie professionnelle : refus d'embauche, licenciement etc.MédiaCurve a sur le sujet sondé des Américains suite au licenciement d'une employée de restaurant qui avait mis des commentaires "négatifs" à propos de son entreprise sur MySpace. Près de 60 % des interrogés estiment que cette décision va à l'encontre du respect de la vie privée. Pour Olivier Fécherolle, directeur général de Viadeo France, le problème n'est pas là : "ce qui se passe, c'est que les réseaux sociaux se sont développés et segmentés rapidement, entre site professionnels, personnels...". Or, les utilisateurs comme les employeurs en mélangent encore les usages.
Un problème d'utilisation
Résultat : la publication - et la consultation - de photos et commentaires privés sur des plates-formes accessibles à différents réseaux. "Les usagers ont tendance à accepter aussi bien les invitations de leurs amis que de leurs contacts professionnels voire d'inconnus". D'autres plates-formespeuvent être vues de tous, même des non membres. Et ces sites sont souvent ceux grand public. Par exemple une page MySpace ne nécessite aucune mise en contact ni approbation pour être consultée, ce qui a pour conséquence de rendre public tout commentaire laissé dessus. "Twitter est dans le même cas de figure" explique Olivier Fécherolle.
Le risque des réseaux publics
"Je pense qu'avec ce support d'autres cas comme celui cité dans l'enquête sont à prévoir". Et d'ajouter : "Il est important de compartimenter l'emploi que l'ont fait de ces réseaux". En ce qui concerne les réseaux professionnels, la situation est différente. Les utilisateurs y vont dans un but précis : entrer en contact avec leurs pairs. Les contenus publiés sont donc plus surveillés. Et, précise Olivier Fécherolle, "les réseaux professionnels comme Viadeo ou Linkedin garantissent en effet des niveaux de protection de la vie privée élevés, notamment en restreignant l'accès aux comptes des utilisateurs et aux différentes données personnelles".

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2 Commentaires

"Twitter est dans le même cas de figure" : pas d'accord. Il existe une option "privacy" qui permet de ne rendre visible vos twitt qu'à vos followers au préalable acceptés.
Twitter bien utilisé, peut être un formidable vecteur. Pour Altaide je l'utilise régulièrement avec efficacité dans une optique recrutement.

Par contre, je confirme la "légéreté" dans l'utilisation des réseaux par certains utilisateurs.
Deux règles a toujours garder en tête : cloisonner ses réseaux effectivement, et tourner 7 fois sa souris avant de poster un commentaire, une photo, ou un article !Merci de votre réaction.

Pour nos lecteurs : vous pouvez retrouver Jacques Froissant ici http://twitter.com/Altaide_JF

Il faut reconnaître que l'affirmation est un peu trop large. On peut supposer qu'elle portait juste sur le fait qu'il est possible de consulter un fil twitter dans son ensemble, même si l'on en est pas membre.

On attend l'inscription d'Olivier Fécherolle sur twitter pour avoir le fin mot de l'histoire :,)

Bien cordialement,
Renaud Edouard-Baraud

Soumis par Jacques FROISSANT (non vérifié) - le 11 mai 2009 à 20h09

Bonjour,
Merci pour cet article. J'ai une vision assez différente des choses en particulier sur la segmentation des profils et j'en ai profité pour en faire un article sur mon blog (http://spedr.com/3fbqk). Cela confirme en tout cas que les utilisateurs actuels du net ont chacun une vision de leur identité numérique et de sa gestion (ou non-gestion dans certain cas !)
Grégory

Soumis par Grégory MAUBON (non vérifié) - le 22 mai 2009 à 09h16

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