Les réseaux sociaux d'entreprise se convertissent au cloud computing

Par 19 novembre 2009
Mots-clés : Digital Working

Salesforce propose une plate-forme de réseau d'entreprise hébergée dans les nuages. Statuts, contenu et applications professionnelles internes ou tierces viennent y aliment le flux personnalisable de chaque employé.

Pour Salesforce, c’est la déconnexion du contenu, des applications et des employés qui freine la généralisation de l'utilisation des réseaux sociaux dans les compagnies. C’est pourquoi l’entreprise de cloud-computing propose Salesforce Chatter, un réseau d’entreprise hébergé dans les nuages et où les informations liées aux documents et aux applications traités et aux collaborateurs connectés viennent nourrir une même conversation. Sur cette plate-forme, les utilisateurs auront chacun un profil comprenant les informations de contact, leur domaine d’expertise, leur historique professionnel et une photo. Ils auront la possibilité de mettre à jour leur statut qui sera ajouté au fil d’actualité personnalisable des autres employés.
Une solution d’entreprise dans l’air du temps
Comme sur Facebook, toute mise à jour effectuée par un employé sur une application de l’entreprise (contacts clients, données des ventes...) viendra automatiquement alimenter le flux des personnes concernées. Pour Guillaume Plouin, responsable du cloud computing chez Octo technology, cette application va dans le sens du courant. "Le relationnel est au coeur du travail en entreprise", explique-t-il à L’Atelier. "Il faut des applications centrées sur les utilisateurs et pas sur les documents". Autre intérêt de la plate-forme, il sera possible d’y ajouter ses flux Twitter ou Facebook. Une ouverture qui séduit aussi le consultant. "Pour moi, vouloir bloquer Facebook ou Twitter est un combat d’arrière-garde", explique-t-il. "L’ouverture à des applications externes me semble intéressante".
Avantages et inconvénients du cloud computing
Une ouverture permise par le fait que Salesforce Chatter soit hébergé dans les nuages. Cela n’est d’ailleurs pas sans susciter quelques interrogations. "C’est toujours le problème de l’externalisation des données qui se pose", explique Guillaume Plouin. "D’un autre côté les avantages du cloud computing sont nombreux". Parmi eux, le fait de ne pas avoir à gérer son infrastructure, son aspect communautaire et sa facilité de déploiement. Trop facile peut-être, le risque étant de voir des services choisir cette option sans contrôle de leur direction informatique. "Il appartient aux DSI de s’adapter et de jouer les facilitateurs en aidant les services à choisir les bonnes solutions plutôt que d’y résister", prévient Guillaume Plouin. Saleforce Chatter est également accessible aux employés sur leur smartphone, ce qui autorise une plus grande mobilité.

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