Les réseaux sociaux font leur entrée dans l'industrie du divertissement

Par 21 mai 2010

De source d'information, Internet est de plus en plus perçu par les consommateurs comme une source de divertissement. Un basculement qui pourrait avoir des conséquences sur la gestion des données personnelles.

Les réseaux sociaux fournissent une expérience plus riche en matière de divertissement comparé à d'autres sources d'activité - jeux, musique, émissions de télévision... Voici l'une des conclusions de l'enquête Trust in the Entertainement Industry menée par Edelman, société spécialisée dans les relations publiques. Par ailleurs, Internet se place dans l'esprit des consommateurs en seconde position - après la télévision - dans l'industrie du divertissement. "Cette position est significative" affirme Gail Becker, co-président de l'entreprise. Et d'ajouter "Dans cette nouvelle ère du divertissement social, il va être intéressant de voir comment les entreprises comme les consommateurs continueront à s'engager de part et d'autre". A comparer les résultats de cette étude à ceux de l'année précédente, c'est aux Etats-Unis que l'image d'Internet a le plus évolué.
Réseaux sociaux : un espace de divertissement distinct
En un an, le nombre de 18-34 ans à le percevoir comme une source fréquente de divertissement est passé de près de 25% à plus de 40%. En Angleterre comme aux Etats-Unis, cette tranche d'âge est par ailleurs majoritaire à percevoir les réseaux sociaux comme une source de divertissement. Malgré cet engouement, l'étude révèle que les internautes n'identifient pas les réseaux sociaux comme des entreprises de divertissements à proprement parler. Ce manque de reconnaissance n'empêche pas ces derniers de pouvoir espérer tirer profit de ce nouveau statut : la facilité d'achat apparaît un facteur primordial dans la décision de payer pour du contenu pour plus ou moins 80% des répondants. Par ailleurs, l'étude établit un lien de cause à effet entre le fait de considérer les médias sociaux comme une forme de loisir et la propension à consacrer plus d'argent à leur budget loisir, en tout cas au Royaume-Uni.
Ce succès aura un impact dans la gestion des données privées
D'après le rapport, ce basculement vers un "divertissement social" aura également un impact sur la gestion des données des internautes. Pour l'instant, presque 90% des répondants ne s'estiment pas prêts à dévoiler leurs informations personnelles pour accéder à un divertissement gratuit. "Les internautes sont sensibles au maintien de leur vie privée, mais ils ne prennent pas encore en compte les informations personnelles qu'ils ont déjà distribué gratuitement aux réseaux sociaux", indique Jonathan Hargreaves, directeur des technologies d'Edelman. Un phénomène que marques et consommateurs devront apprendre à prendre en compte. A noter: l'enquête a été menée aux Etats-Unis et en Angleterre sur un panel de 1000 personnes âgées entre 18-54 ans.

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